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Anouar Benazzouz. DG d’Autoroutes du Maroc

Autoroutes du Maroc a inauguré, mardi à Rabat au niveau du Mahaj Ryad center, sa première agence commerciale de proximité. C’est un nouveau pas que la société vient de franchir pour faciliter notamment l’acquisition du Pass Jawaz par les usagers de l’autoroute. C’est une solution qui vient s’ajouter aux canaux de vente disponibles au niveau des aires de services et gares de péage. À cela s’ajoutent le site web www.jawaz.ma, le réseau Tashilat et Chaabi Cash, les plateformes des banques partenaires (services e-banking, mobile-banking et GAB) et les stations services partenaires. Depuis récemment, une promotion intéressante permet d’acquérir le kit Jawaz à seulement 50 DH avec une recharge de 40 DH inclue. Dans cet entretien, Anouar Benazzouz, DG d’ADM revient sur la finalité de cette solution mais aussi sur les performances, les projets et le nouveau contrat-programme avec l’État en préparation.

Quel bilan faites-vous aujourd’hui de la solution Jawaz ?
La solution Jawaz a commencé en avril 2017 lorsqu’on l’a généralisée sur tout le réseau. Et la vitesse de croissance de cette solution a été exceptionnelle. On a terminé l’année 2018 à 400.000 clients Jawaz et nous sommes aujourd’hui à 575.000 clients. Ce qui explique l’intérêt que l’usager voit en termes de gain de temps et le service qui est derrière. En termes de recharge, celle-ci peut se faire par Internet et par carte bancaire en utilisant l’application fatourati ou bien à travers Tashilat. Nous sommes également en train de voir avec Barid cash et les pétroliers pour élargir le réseau de recharge. Le but derrière la solution Jawaz, c’est qu’au niveau des gares de péage, on ne peut plus augmenter l’espace. La seule solution est de transformer le manuel en automatique, ce qui permet de gagner huit fois en capacité. Donc, c’est une solution qui s’impose.

À partir de 2017, ADM réalise un résultat positif après une longue période de difficultés financières. Qu’est-ce qui explique cette embellie ?
En fait, la situation financière de la société dépendait du poids de la dette. Il fallait réduire l’impact de l’intérêt dans notre compte produits et charges. On a pu faire cela en allongeant la durée de la concession et aussi la maturité de la dette. Une sortie à l’obligataire a été réalisée sur une période de 30 ans alors qu’avant la durée était de seulement 10 ans, ce qui montre qu’il y a des investisseurs qui nous font confiance et qu’ils sont prêts à croire en ADM sur une durée plus longue. Ces deux effets en plus d’un meilleur management des coûts de la société nous ont permis de dégager un profit de 45 millions de dirhams en 2017 et cela a été confirmé en 2018 avec un résultat de 104 millions de dirhams.

Comment évaluez-vous le premier contrat-programme avec l’État et le deuxième qui devrait entrer en jeu ?
Le contrat-programme 2008-2015 s’est terminé en 2016 au lieu de 2015, soit avec un an de retard. Il y avait un chantier que l’on n’avait pas exécuté, à savoir Tit Mellil- Berrechid sur 29 km et qui sera réalisé, je l’espère, cette année. Ce qui nous fera arriver à un total de 1.800 km. À part ce décalage d’un an, ADM a rempli toute sa mission vis-à-vis de l’État. Aujourd’hui, nous sommes en train de travailler sur un nouveau contrat-programme avec les deux ministères de tutelle, à savoir l’Équipement et les Finances. Ce que je peux vous dire, c’est que les préparatifs de ce nouveau contrat-programme sont très bien avancés.

Peut-on avoir une idée sur sa durée ?
Déjà, il y a les triplements qui seront inclus, aussi le tronçon Guercif-Nador qui relie Nador west Med à l’autoroute. Il y a aussi l’autoroute continentale Rabat- Casa car celle-là va saturer bientôt, ce qui laisse entrevoir une durée de 6 ou 7 ans avec des investissements conséquents.

Comment réagissez-vous aux informations ayant circulé sur l’éventuelle privatisation d’ADM ?
Une société pour qu’elle soit privatisable doit être profitable. Donc, c’est l’État qui décide au final à ce propos. Vous savez, les caisses de retraites, les investisseurs locaux qui nous font confiance sur de l’obligataire de 30 ans sont déjà comme des actionnaires. Nous n’avons donc pas de problème à avoir des investisseurs dans le capital ou dans la dette. Le rôle d’ADM, c’est de trouver des solutions intelligentes pour faire de l’aménagement du territoire parce qu’on sait qu’une autoroute a un effet socioéconomique extraordinaire sur les régions.

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