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Les députés sont plus que jamais convaincus de l’urgence du renouvellement du contrat-programme de la compagnie avec le gouvernement. Une promesse a été lâchée par Mohamed Sajid, ministre du Tourisme, pour sa mise en place d’ici la fin de l’année.

Il semble que Hamid Addou, PDG de Royal Air Maroc, ait réussi à convaincre les députés de l’urgence du renouvellement du contrat-programme de la compagnie avec le gouvernement. C’est ce qui ressort, en tout cas, de la séance de la Commission de contrôle des finances publiques à la Chambre des représentants consacrée, ce mardi, à l’examen du rapport de la Cour des comptes sur les établissements et les entreprises publiques, placée sous le thème «La Profondeur stratégique et la gouvernance : RAM comme modèle ». Ce document devrait voir le jour vers la fin de l’année. Une promesse lâchée par Mohamed Sajid, ministre du Tourisme, du transport aérien, de l’artisanat et de l’économie sociale, qui a pris part à cette réunion. Il fallait ainsi apporter une réponse définitive aussi bien aux députés qu’au management de RAM qui a besoin de plus de visibilité pour faire face à une concurrence appelée à s’intensifier. Une donne qui risque de menacer l’équilibre financier du transporteur national qui est, pourtant, parvenu à tirer son épingle du jeu.

«RAM, qui a connu des difficultés, a entrepris de profondes réformes ces dernières années, lui permettant de faire face à la concurrence des compagnies étrangères et d’aboutir à d’importantes réalisations », a indiqué Sajid qui a rappelé que «la compagnie a lancé de nouvelles lignes et entrepris des transformations majeures, étant donné que ses missions ne se limitent pas au transport aérien, mais englobent également le développement régional et le désenclavement».

D’ailleurs, la sauvegarde des intérêts de RAM a interpellé les députés qui n’ont pas manqué d’évoquer les recommandations de la Cour des comptes. «Le rapport de la Cour des comptes plaide pour la nécessité de la mise en place du contrat-programme avec les entreprises publiques qui opèrent dans un cadre concurrentiel, ce qui est le cas de RAM alors que l’État tarde à sortir ce document». Ce n’est pas tout. Les députés de la majorité ont même dénoncé le fait que l’État, à travers les régions, conclut des partenariats avec des compagnies privées au détriment de la compagnie nationale. Pour eux, «il est anormal de subventionner des compagnies aériennes privées et les aider à mettre en place des lignes internes au détriment de RAM». C’est dire que le sujet du retard de la mise en oeuvre du contrat-programme a accaparé l’essentiel du débat de mardi dernier, d’autant plus que tout le programme de développement de la compagnie nationale en dépend. L’objectif principal de cette stratégie est de transformer RAM en un opérateur incontournable dans le paysage aérien international.

Pour ce faire, la compagnie, qui se targue de ses 400 destinations, 100 liaisons directes dont 80 avec des aéroports internationaux situés dans quatre continents, prévoit de doubler sa flotte à l’horizon 2028, tout en améliorant les services conformément aux normes internationales les plus strictes. De plus, RAM a un autre atout dans manche. Elle va rejoindre le groupement Oneworld. Un point fort qui lui permettra d’étendre son réseau ainsi que ses destinations par l’adjonction de lignes exploitées par ses alliés via des accords de partage de codes. Des ambitions qui ne peuvent se concrétiser et donner leurs fruits que dans le cadre d’un deuxième contrat-programme après celui couvrant la période 2011-2016. Pour rappel, RAM a pleinement tiré profit du premier contrat-programme. L’accompagnement de l’État l’a aidé à atteindre ses objectifs. Des réalisations qui l’ont hissée, en 2016, au rang de deuxième compagnie en Afrique en termes de chiffre d’affaires et troisième en termes de passagers transportés.

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