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Enseignement

Suite au scandale sur le trafic de diplômes à l’Université de Fès, des diplômés et des étudiants en master au sein de l’établissement ont publié un communiqué pour défendre la crédibilité et la qualité de leurs diplômes. Transparency Maroc vient de geler toutes les activités de son secrétaire général adjoint qui n’est autre que le professeur chargé de la coordination du master en question.

Les réactions ne se sont pas faites attendre après le scandale sur le trafic de diplômes au sein de l’université de Fès. Des diplômes qui auraient été vendus pour 40.000 DH. En effet, dans un communiqué publié récemment par des diplômés et des étudiants en master à l’université, ces derniers ont rappelé «la qualité des formations, des diplômes et des critères de présélection rigoureux et transparents dans la plupart des masters de l’université». Ils ont également dénoncé «les mauvaises pratiques adoptées par une minorité de personnes au sein de l’université, ce qui porte préjudice à la crédibilité des diplômes de l’enseignement supérieur à l’université à travers le contournement des critères d'accessibilité au master». De leur côté, les responsables à la présidence de l’université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès ont indiqué qu’ils procèdent actuellement à une analyse minutieuse du contenu de l’enregistrement et à la collecte des données en vue de prendre la décision légale appropriée, soulignant leur détermination à garantir les conditions de transparence, d’objectivité et d’égalité des chances en matière d’inscription des candidats à toutes ses branches. «Afin de préserver la réputation de l’université dans toutes ses composantes et afin de protéger la crédibilité de ses diplômes, le dossier relatif à cette affaire a été transmis aux services compétents du ministère pour enquêter sur cette affaire en vue de prendre les décisions appropriées». Suite à notre rencontre avec des responsables de la faculté des sciences juridiques économiques et sociales de Fès, ces derniers se disent étonnés que l’individu accusé de trafic parle dans un enregistrement audio de 35 étudiants enregistrés alors que l’inscription au master n’aura lieu qu’en septembre prochain. Les responsables ont également expliqué que les coordonnateurs de ces cycles d’études ne se sont pas encore penchés sur les masters qui seront dispensés pour l’année universitaire 2018-2019. Jusqu’à présent, plusieurs éléments laissent penser que le master du droit des litiges publics sera suspendu provisoirement cette année. Selon les mêmes sources, les enquêtes administratives ouvertes dans cette affaire se focalisent sur les dossiers des étudiants qui ont poursuivi, par le passé, leurs études dans cette branche.

L’enquête ouverte
Suite au scandale de l’enregistrement audio «diplômes de master à 40.000 dirhams» qui s'est propagé comme une trainée de poudre sur les réseaux sociaux, le procureur général a ordonné l’ouverture d’une enquête par la police judiciaire dans cette affaire de trafic des diplômes universitaires supérieurs. Selon l’enregistrement, un certain Youssef, «un intermédiaire commercial», proposait à l’étudiant de s’inscrire au master «droit des litiges publics», une des branches juridiques à l’université de Fès, contre le paiement de 40.000 DH. L’affaire a été prise très au sérieux par les éléments du Bureau de la police judiciaire de Fès qui, après des investigations menées directement sous la supervision du Parquet compétent, ont réussi, la semaine dernière, à identifier l’auteur de cet enregistrement, un étudiant inscrit à l’université Mohammed Ben Abdallah de Fès, ainsi que son complice. La DGSN a, de son côté, confirmé la mise en garde à vue des deux suspects sur instruction du parquet compétent, alors que six autres personnes ont comparu devant le parquet pour leur éventuelle implication dans ce trafic. Des PV ont été établis, mais les six suspects ont été entendus en état de liberté.

Transparency Maroc impliquée ?
Cette affaire est également marquée par l’implication de Transparency International. L’antenne marocaine de cette organisation qui lutte contre la corruption vient de geler toutes les activités de son secrétaire général adjoint qui n’est autre que le professeur chargé de la coordination du master en question à la faculté de droit et d’économie de Fès. Dans un communiqué, les responsables de Transparency Maroc affirment que cette décision a été prise d’un commun accord avec le professeur, en attendant les conclusions des enquêtes administratives et judiciaires inhérentes à cette affaire. Transparency Maroc a indiqué que le gel des activités du professeur lui donne la liberté d’apporter des éclaircissements sur ce sujet et d’éviter toute interférence entre cette affaire et sa responsabilité au sein de l’ONG. Du coup, l’organisation pourra suivre, en toute neutralité et indépendance, l’évolution de ce dossier.

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