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Enseignement

La Commission de l’enseignement, de la culture et de la communication de la Chambre basse se réunit aujourd’hui pour passer au peigne fin le plan d’action de l’enseignement supérieur qui repose sur cinq axes stratégiques. 

Très critiqué, l’enseignement supérieur a besoin d’un véritable coup de fouet pour promouvoir la qualité des apprentissages et favoriser l’insertion des jeunes lauréats dans le marché du travail.  Ce dossier épineux est programmé aujourd’hui au sein de la Commission de l’enseignement à la Chambre des représentants. Les députés ont convoqué le ministre de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Said Amzazi et le secrétaire d’État de l’Enseignement supérieur, Khalid Samadi, pour passer au peigne fin le plan d’action 2017/2021. Cette stratégie repose sur cinq axes et à leur tête l’amélioration de l’accès à l’enseignement supérieur pour garantir l’équité et l’égalité des chances. La concrétisation de cet objectif passe par la mise en place des conditions nécessaires pour chaque rentrée universitaire et l’instauration des bases d’un système électronique efficace (enseignement à distance) pour alléger la pression sur l’enseignement présentiel et faire baisser la saturation au sein des universités. À cela s’ajoutent la nécessité de réviser la couverture régionale en universités pour garantir l’équilibre de l’offre pédagogique et le développement des services sociaux au profit des étudiants. Quelques actions ont été déjà entamées en la matière. Mais il faut redoubler d’efforts pour mettre fin aux disparités régionales en matière d’offre universitaire. De nouveaux complexes et établissements universitaires sont programmés dans plusieurs villes, comme El Kelaâ des Sraghna, Touanat, Al Hoceima, Laâyoune, Fès, El Jadida, Béni Mellal, Zenata et Dakhla. Le deuxième axe vise la promotion de la qualité pour que l’enseignement supérieur soit adapté aux exigences du marché du travail, aussi bien, sur le plan national que régional. À cet égard, il est prévu de renforcer la dimension professionnelle au sein de l’université marocaine.

Offre adaptée au marché de l’emploi    
Actuellement, les cycles professionnels représentent 60% de l’ensemble des cursus proposés dans les universités marocaines. Le département de tutelle mise sur la diversification des formations en vue de répondre aux besoins sociaux et économiques. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’augmentation des capacités des établissements à accès limités dont l’offre reste encore insuffisante. Sur 822.191 étudiants, 716.700 suivent leurs études dans les universités soit 87,2%. Seuls 12,8% (109.491) étudient dans les établissements à accès limité. Le ministère compte doubler l’offre des formations qui répondent aux programmes de développement sectoriels. Les premières mesures ont déjà été prises au cours de l’année universitaire en cours, qui a connu une augmentation de 20% du nombre des étudiants inscrits dans les établissements à accès limité. L’objectif est de porter ce taux à 50% lors de la prochaine rentrée universitaire. Il s’avère également nécessaire de poursuivre la réforme pédagogique et de renforcer les passerelles entre les différentes composantes de l’enseignement supérieur à travers notamment la mise en place d’un système national visant la garantie de la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. En outre, l’amélioration du système d’information et d’orientation est dans le pipe. Il était grand temps pour aider les étudiants à opter pour les branches qui faciliteront leur insertion professionnelle après leur obtention du sésame universitaire. Un portail national unifié d’information et d’appui à l’orientation sera bientôt lancé.

La qualité parmi les priorités    
Pour accompagner l’offre publique, la création des établissements d’enseignement privé de qualité sera encouragée. Le ministère a accordé l’autorisation en cette année universitaire à quatre établissements d’enseignement supérieur privé et a rejeté huit demandes qui ne réunissent pas les critères requis. Le troisième axe du plan d’action du département de l’Enseignement supérieur s’assigne pour objectif l’appui à la recherche scientifique à travers des orientations stratégiques, la diversification des sources de financement, la simplification des procédures, le renforcement du partenariat public/privé en matière de la recherche en développement, la poursuite de la réforme de la formation via la recherche dans les centres des études en doctorat, le renforcement de la recherche pédagogique et l’augmentation du nombre des étudiants doctorants, l’accréditation des laboratoires universitaires… Par ailleurs, le développement de la coopération et du partenariat tant à l’échelle nationale qu’internationale est un axe stratégique qui repose sur deux mesures fondamentales : l’élaboration d’une stratégie intégrée et claire de partenariat et le renforcement de la position du Maroc en tant que pôle régional de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Jusque-là, neuf établissements étrangers sont accrédités et quelque 3.115 nouveaux étudiants étrangers se sont inscrits dans les universités marocaines en 2017/2018 (60 % Africains et 35% Arabes). S’ajoute à ces mesures le développement de la gouvernance du système de l’enseignement supérieur. Ce cinquième axe comporte plusieurs mesures dont le renforcement de l’indépendance des universités et la nécessité de lier la responsabilité à la reddition des comptes, le développement du système de communication interne et externe du secteur, la mise en place d’un système d’information intégré, la facilitation de l’accès à l’information et l’appui au travail collectif et  le développement des infrastructures et le renforcement de la sécurité numérique. Pour atteindre les objectifs escomptés, le renforcement des ressources humaines s’impose. Le nombre des cadres pédagogiques ne dépasse pas 18.897 (73% dans l’enseignement universitaire, 17% dans l’enseignement ne relevant pas des universités et 10% dans l’enseignement privé). Les efforts déployés en la matière restent encore en deçà des aspirations. Seuls 1.700 postes budgétaires ont été ouverts dont 700 nouveaux, 700 octroyés dans le cadre du transfert d’autres secteurs et 300 dans le cadre de la contractualisation avec les étudiants doctorants.

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