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Ouverte en 2006 dans la capitale économique, l’EIGSI la Rochelle - Casablanca est la première école française d’ingénieurs à proposer le même programme de formation dans ses deux campus, en France et au Maroc, et à délivrer un diplôme français en terre marocaine. Les détails.
 
Depuis sa création en 1901 à Paris, l’EIGSI a formé des générations d’ingénieurs généralistes de nationalités différentes en réponse aux besoins du marché en termes de capital humain qualifié. Connu par sa pluridisciplinarité, «l’ingénieur EIGSI est formé de façon à être directement opérationnel et en phase avec les besoins des organisations au sein desquelles il est amené à évoluer. De culture généraliste scientifique et technologique de haut niveau, il dispose parallèlement d’une culture projet forte à laquelle s’ajoutent des compétences relationnelles et managériales», détaille Sylvain Orsat, le directeur général de l’EIGSI. 

Dès 2004, l’école française basée actuellement à la Rochelle a mis le cap sur une stratégie de développement international visant à asseoir son positionnement parmi les écoles françaises d’ingénieurs. Ainsi, en 2006, l’EIGSI Casablanca a ouvert ses portes aux bacheliers marocains et de l’Afrique subsaharienne en leur offrant des formations professionnelles dans les domaines des BTP, management & ingénierie des systèmes industriels, énergie & environnement, conception & industrialisation des systèmes mécaniques, intégration des réseaux & des systèmes d’information, mécatronique, management de la Supply Chain et des systèmes d’information, logistique et organisation transport. 

«Nous avons opté pour le Maroc puisque c’est un pays en plein essor industriel, le besoin d’ingénieurs y est important, le Maroc doit former pas moins de 4.000 ingénieurs pour accompagner ses différents secteurs stratégiques, le niveau scientifique des lycéens marocains est reconnu et les entreprises françaises y sont bien implantées», explique le directeur général. 

«Étant un hub économique et financier africain et l’un des pays menant une politique volontariste en matière d’accueil des étudiants subsahariens, le Maroc constitue une opportunité pour les écoles françaises désireuses de s’ouvrir sur le continent africain», souligne Christophe de Beauvais, l'attaché de coopération scientifique et universitaire auprès de l'Ambassade de France. 

Des études à Casablanca pour un diplôme français

Le 16 mai 2017, la décision a été prise par la Commission des titres d’ingénieurs, l’instance française qui accrédite les écoles d’ingénieurs, d’autoriser le campus de l’EIGSI de Casablanca à délivrer à ses lauréats le titre d’ingénieur français. Cette habilitation est le résultat d’une gouvernance unique menée par l’école dans ses deux campus. En fait, l’EIGSI conserve la maîtrise complète du projet en termes notamment de choix stratégiques, de valeurs, de projets de formation et de qualité. Elle s’est donc appuyée sur une direction des études et une direction internationale commune, des services supports basés sur le campus de la Rochelle assumant la responsabilité des deux campus. Ce modèle permet à l’école la mise en œuvre du même référentiel de compétences sur ses deux campus : programme de formation, calendrier pédagogique, critères d’obtention du diplôme. 

La recherche scientifique

L’EIGSI Casablanca s’est employé, depuis 2006, à développer une dynamique partenariale avec les entreprises et les acteurs universitaires de la recherche. Son campus au Maroc est membre du conseil d’administration et du conseil scientifique du Centre de recherche, de développement et d’innovation du Grand Casablanca dont l’objectif est d’accompagner la croissance des entreprises et de préparer les cadres et ingénieurs aux nouvelles spécialités d’ingénierie. 

Quid de l’insertion professionnelle ?

Selon une enquête d’emploi menée par l’EIGSI Casablanca auprès de ses lauréats, 93% des diplômés sont en activité en moins de 4 mois, 21% entament leur carrière à l’international et 56% sont employés dès la sortie de l’école. Ces ingénieurs généralistes rejoignent tous les secteurs d’activités même si les secteurs aéronautique, automobile, ferroviaire et naval l’emportent dans les choix de carrières de 27% des diplômés.

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