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On le disait hier, le style El Othmani est différent. C'est un bosseur qui parle peu au point d'agacer les citoyens, notamment quand il s'agit de gros dossiers comme celui d'Al Hoceïma. En tout cas, sur son bilan des 120 premiers jours de gouvernance, l'homme se défend bec et ongles et avance que son cabinet s'en est bien sorti, en dépit d'une conjoncture sociale défavorable. Qu'à cela ne tienne, les Marocains n'ont pas senti le déclic attendu ni le changement souhaité. Il a beau vouloir convaincre qu'il s'agit d'un gouvernement de continuité, l'on souhaite plutôt une rupture pour les dossiers contre lesquels le mandat Benkirane a buté. Il y a deux mois, El Othmani promettait aux Marocains de s'attaquer aux gabegies, prévarication et corruption.

À valeur aujourd'hui, aucun signal n'a été émis, ne serait-ce que pour annoncer des «prémices» de fermeté. Plus inquiétant encore, quand nous lui avons exprimé cette préoccupation, il est pratiquement resté de marbre. Il manquait d'arguments, pour ne pas dire de stratégie... parce que ce serait trop demander.

En clair, quel que soit le bilan des 120 jours relaté en détail dans ce numéro, le cabinet El Othmani échouera dans sa mission, à l'horizon 2021, s'il ne réussit pas à éradiquer corruption et prévarication d'une part, et faire contrepoids pour protéger le citoyen contre la prédation d'une justice qui se croit au-dessus de toute reddition des comptes de l'autre. Sans cela, le Maroc perdra un autre mandat et sacrifiera une autre génération tout en perdant des places dans les ratings mondiaux.

La marche à suivre est connue de tous: pas besoin pour ce faire des études de McKinsey et autres Global Boston Group, il faut juste passer à l'action.

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