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Les rapports de la Cour des comptes, réalisés pendant les deux premières années de gestion communale, ne sont jamais allés jusqu'à mettre en relief les détournements de fonds et l'opacité des marchés ayant eu cours dans des dizaines de communes. Et l'on se demande ce qui empêche la Cour de Jettou de s'intéresser à certaines communes qui ont défrayé la chronique et font un mauvais buzz sur la toile ? Tenez, par exemple, la désormais célèbre commune de Had Soualem n'était pas dans le viseur des auditeurs de la cour, en dépit des dizaines d'articles parus dans la presse.

Il en va de même pour la commune de Dar Bouazza, qui connaît un boom immobilier sans précédent depuis une dizaine d'années, sous le mandat du même président, simple fonctionnaire (moqaddem) il y a une décennie, aujourd'hui milliardaire et parlementaire de la région ! Dans cette commune, il ne faut pas se demander «où est la richesse ?» Mais plutôt «d'où vient cette richesse ?» et appliquer le principe de reddition des comptes, sur lequel le souverain a insisté dans son discours du Trône.

La gouvernance qui fait défaut dans les communes, tout comme le profil des hommes politiques, sévèrement critiqués par le roi, requièrent de la part de l'État plus de fermeté et de rigueur. Cela passe inéluctablement par deux mesures majeures. Bannir l'impunité afin de dissuader les fraudeurs et instaurer le principe de reddition des comptes, qui continue de relever davantage du slogan que du fait. À l'heure où nous mettions sous presse, l'on apprenait que le ministère de l'Intérieur diligentait une enquête approfondie auprès d'une vingtaine de communes. Wait and see. 

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