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Ce 31 janvier 2017 est une date qui fait partie de celles qui, dans la carrière d'un journaliste, reste gravée à jamais. Ce jour-là, le Maroc marquait son retour officiel à l'Union africaine, avec une entrée triomphale du roi dans l'enceinte de la salle plénière appuyée par un discours historique à plus d'un titre. Un discours référence, brodé du plus fin détail et qui a été longuement applaudi par les délégations officielles.

Le texte a été bien travaillé, concerté, fruit d'un travail d'équipe. Car, contrairement à ce que beaucoup pensaient, cela n'a pas été une simple formalité et une allocution rédigée depuis Rabat, quelques jours avant le déplacement à Addis-Abeba. Non, le texte a été finalisé dans la résidence royale à l'annexe de l'hôtel Sheraton dans la capitale éthiopienne.

À quinze minutes, en voiture, du siège de l'Union africaine, certains membres de la délégation officielle faisaient des allers-retours quand d'autres étaient rivés à leurs smartphones afin de débloquer les derniers réglages réglementaires. C'est pourquoi le souverain a tenu à rappeler dans son discours qu'il tenait à s'adresser à ses frères chefs d´État africains «avant même l'accomplissement définitif des formalités administratives et juridiques du retour du royaume».

Un discours riche en symbolique et en messages forts, comme quand le roi rappelle que «ce ne sont ni le gaz ni le pétrole qui satisferont les besoins alimentaires de base», une «flèche» à peine voilée. Et d'enchaîner que «le grand défi de l'Afrique n'est-il pas sa sécurité alimentaire?». Un renvoi direct au rôle accompli par l'OCP à travers l'Afrique et qui constitue aujourd'hui le principal bras diplomatique sur le continent, notamment dans le renforcement de l'indépendance alimentaire des pays africains, à travers les unités industrielles des engrais. Un moyen d'améliorer l'auto-production des produits agricoles et, en même temps, de créer de la richesse et des emplois pour les jeunes Africains.

De même, quand ce discours donnait comme exemple réussi d'intégration la CEDEAO, à 19%, face à l'UMA, qui traîne avec à peine 3%, personne ne devinait que le souverain balisait l'intégration du royaume au sein de cette communauté économique. Ce n'est que quelques mois après que le parallèle a été fait. C'est cela, un discours royal. Des messages forts, des réponses aux attentes et une vision commune. C'est d'ailleurs ce qu'attendent les Marocains de ce discours du 30 juillet 2017. Certes, ils attendent le bilan d'une année exceptionnelle à plusieurs titres: retour en Afrique, élections législatives, blocage politique, événements du Rif... mais aspirent aussi à une détente sociale qui relancerait l'économie et apaiserait la politique. Une manœuvre dont seul le souverain, garant de la stabilité du pays, détient les pouvoirs constitutionnels.   

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