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Une guerre qui ne dit pas son nom est menée contre le Maroc à travers son bras économique, l'OCP. Sans chars ni chasseurs mais dont la force destructrice est aussi fatale sinon plus. Cette guerre déclenchée depuis une dizaine d'années s'est exacerbée récemment pour plusieurs raisons.

D'abord le Maroc revient en force sur le continent africain. Un retour appuyé, entre autre, sur l'OCP à travers des joints ventures montées avec des pays africains influents comme l'Éthiopie, le Nigeria et le Rwanda. Ensuite, l'agriculture mondiale revêt une importance croissante  vu la hausse démographique actuelle d'où le besoin grandissant d'une matière cruciale dans l'économie verte : le phosphate. Ainsi, l'OCP a dû faire face aux manœuvres de nos adversaires diplomatiques comme l'Algérie et l'Afrique du Sud.

Les péripéties de la saisie d'une cargaison marocaine dans un port sud-africain en sont l'illustration. Sur le plan business, deux milieux attaquent simultanément. Primo, les concurrents directs de l'OCP en matière de production d'engrais qui ont vu leur leadership s'évaporer et gesticulent pour déstabiliser un concurrent qui gêne ! Secundo, plus discrètement, des clients dans l'impossibilité de changer de fournisseur recourent à des lobbies qui utilisent des moyens peu orthodoxes pour influencer les prix sur les marchés mondiaux. C'est donc à une véritable guerre à laquelle fait face l'OCP et c’est un risque vis-à-vis duquel les Marocains doivent être aussi conscients que vigilants. Car in fine, c'est le Maroc, sa stabilité et son modèle qui sont visés.

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