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L’OCDE et le FMI ont scruté l'économie marocaine à la loupe. Le regard neutre, le Chef de gouvernement paraissait concentré sur les propos de Mario Pezzini, directeur à l'OCDE, qui ne s'est nullement gêné pour balayer d'un revers de la main le rêve marocain de s'ériger en économie émergente. Pourtant, nous avions répété, ici même, à plusieurs occasions, qu'atteindre le rang de nation émergente n'est pas utopique, mais pas à portée de main non plus. Cela requiert des prérequis que le Maroc n'a pas... encore.

D'ailleurs, le plaidoyer de Pezzini n'a rien de surprenant car rejoignant l'avis non seulement de l'observateur avisé, mais aussi du citoyen lambda. L'expert de l'OCDE est venu nous répéter que notre système éducatif est archaïque, que notre santé publique est un fiasco et que le mode de gouvernance est plombé par la prévarication.

Certes, Pezzini a choisi des termes plus courtois et diplomatiques, du fait de ses fonctions, mais la réalité est là et le ton adopté n'y change rien. S'agissant de l'entreprise, la déficience de compétitivité fait toujours défaut à notre tissu entrepreneurial, ce qui lui fait rater des opportunités de développement avec les retombées escomptées sur l'économie. Enfin, si nous connaissons tous ces maux qui rongent notre quotidien, il est temps de rappeler qu'on ne parle plus que politique depuis 2015!

Le Maroc a besoin de sérénité afin de s'attaquer aux dossiers de fond. À ceux qui vont hypothéquer les conditions de vie de millions de Marocains les prochaines années. Nous avons définitivement raté l'émergence en 2025. Travaillons-y au moins pour 2035, c'est toujours possible.

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