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Une double intervention, en l’espace de quelques jours, renvoie à la fermeté tant souhaitée vis-à-vis des «youtubers» qui doivent se plier à la loi, ni plus ni moins. Car cela fait des années qu’ils sont actifs dans un domaine non réglementé, ce qui leur a permis de mépriser les règles d’éthique et de citoyenneté.

D’abord, en profitant de l’anarchie de «la jungle du net» puis en se dérobant de leur devoir de contribution fiscale. Cette population, hétérogène, est constituée de ceux qui s’improvisent journalistes, de ceux qui s’érigent en militants de la cinquième heure et de ceux qui racontent n’importe quoi, surfant sur l’ignorance d’une audience égarée. Ces gens-là, exceptée une minorité sérieuse, se font un argent fou, aidés en cela par des annonceurs inconscients et à la recherche d’un pseudo-retour sur investissement, tout en exerçant dans l’informel.

Enfin, l’Office des changes vient de sonner la fin de la récréation en les sommant de déclarer leur recette en devises pour être assujettis aux impôts idoines. Presque simultanément, le Parquet général décide d’exécuter les termes des articles 179 et 180 du Code pénal à l’égard des «youtubers» qui ne respectent pas la vie privée des gens et qui enfreignent les règles d’édition. Il ne s’agit nullement de restrictions à la liberté d’expression -vaste sujet par ailleurs- mais de protection du droit à l’image, à l’intimité et à l’intégrité des individus. Des valeurs piétinées au vu et au su de tout le monde, des années durant, et un créneau porteur en dollars avec des revenus qui dépassent parfois 5.000 $ par mois, ce qui équivaut au salaire d’un ministre, s’il vous plaît !

L’intervention de l’Office des changes et du Parquet général est ainsi salutaire dans la mesure où elle permettrait de réguler cet aspect et de créer une véritable économie avec des instances de corporation, tout en chassant la «mauvaise monnaie». Il n’est donc jamais trop tard pour bien faire, et surtout assurer une meilleure application de la loi.

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