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Le gouvernement a finalement reconnu la vague de fuite des capitaux, relancée de plus belle depuis au moins 2017 pour des raisons socio-économiques. Et maintenant ? En 2014, le gouvernement Benkirane avait relevé ce phénomène suite à plusieurs articles de presse faisant état d’un total de 43 milliards de dollars placés par des Marocains dans des banques étrangères. S’ensuivit une amnistie annoncée par Benkirane, très content d’avoir récolté 28 MMDH en contribution libératoire. Qu’est-ce qui a changé depuis et pourquoi des Marocains continuent-ils à recourir à la fuite de capitaux en dépit d’un arsenal dissuasif, qu’il s’agisse de sanctions pécuniaires, voire privatives de liberté ? Il est d’abord question de confiance, facteur qui s’est fortement détérioré depuis au moins deux années.

Le blocage politique rencontré en 2017 a laissé des séquelles sociales et économiques. Les ménages ne se sentaient pas protégés par un gouvernement solide à même d’assumer ses responsabilités dans les grands dossiers. Les querelles partisanes et la relégation des priorités des citoyens au second rang par les partis au pouvoir a alimenté un sentiment d’instabilité.

D’ailleurs, c’est à cette période que beaucoup de gens, essentiellement de la classe moyenne, ont commencé à s’envoler vers d’autres cieux, enfants et avoirs avec. Un manque de confiance conjugué à une absence de visibilité ont poussé une autre couche sociale, celle des plus aisés, à chercher d’autres coffres pour leur fortune. Les 17 MMDH qui se sont évaporés des banques ne sont pas que le fruit du recours à la thésaurisation, qui, elle aussi, est une conséquence de ce manque de confiance. Cependant, cette situation ne sera pas une fatalité si l’on sait faire preuve de réactivité, en réinstaurant la confiance par des faits et non des intentions. Rendre à l’éducation ses lettres de noblesse, faire de l’indépendance de la justice une condition sine qua non et imposer la bonne gouvernance. Tels sont les ingrédients de la confiance.

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