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Qui a dit que l’Afrique n’était pas une terre de démocratie et de démocrates? La perception néo-coloniale qui voudrait asseoir la tutelle occidentale sur le continent est plus que jamais dépassée. Outre l’Afrique du Sud, l’exception africaine, il y a l’Éthiopie, le Kenya, le Nigeria, le Sénégal, le Rwanda, le Ghana et j’en passe. Cette fois-ci, l’exemple nous vient de tout près, d’un pays situé dans une zone de turbulences, la Tunisie. Les élections présidentielles tunisiennes requièrent de la part des observateurs internationaux une attention particulière puisque la véritable démocratie rencontre toujours des obstacles dans la zone MENA.

Les titres les plus prestigieux de par le monde n’ont pas tari d’éloges sur cette jeune expérience qui mérite soutien et parrainage. Le New York Times, le Washington Post, Le Monde, Der Spiegel, El País se sont tous focalisés sur ces élections qu’ils ont qualifiées d’exceptionnelles. Il faut dire que nos amis et frères tunisiens ont compris, après la Révolution du Jasmin, qu’un système démocratique réussi passe par le partage des pouvoirs. Oui, le partage. Un mot qui ne devrait pas faire peur. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils ont prôné un système parlementaire où les pouvoirs du Premier ministre dépassent ceux du président de la république. Ils ont voulu protéger la volonté populaire exprimée par les urnes d’éventuels égarements du chef de l’État.

Cette jeune expérience suit un chemin semé d’embûches, à l’instar de l’éclatement du paysage politique, confirmé par les résultats des législatives, l’instabilité des pays voisins entraînant des risques sécuritaires, une crise économique annonciatrice de contestations populaires, etc. Face à ces défis, la Tunisie a gagné la confiance de ses citoyens et le respect international. Deux éléments clés, gages d’une reconstruction sur des bases solides. Le commissaire de l’Union européenne n’a-t-il pas exprimé «la disposition de l’UE à soutenir par tous les moyens cette jeune démocratie»? Que le jasmin prospère !

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