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Le ministre de l’Enseignement est dans de sales draps. Amzazi a échoué dans le dossier des enseignants contractuels et réédité son échec dans celui des étudiants-médecins. Amzazi partage certes cette déconfiture avec son collègue, le ministre de la Santé, mais il endosse l’essentiel de cette responsabilité pour avoir mené les négociations. Le boycott à 100% des examens par les étudiants-médecins, soutenus par le corps professoral, témoigne de l’arrogance du ministère de l’Enseignement qui a pris de haut les revendications des étudiants. Ces derniers ont posé, à raison, une véritable problématique vis-à-vis de laquelle le gouvernement a péché par manque de prévision. Créer une «université» privée des métiers de la santé à Casablanca, où une faculté de médecine s’acquitte bien de sa mission, pose plusieurs questions sur ce projet commercial approuvé et soutenu par le gouvernement!

Aujourd’hui, les étudiants et leurs familles mènent un combat pour la survie de ces branches publiques «indûment » concurrencées, selon les coordinations d’étudiants, et contre qui voudrait procéder à une «OPA» sur les CHU, toujours selon la même source. L’Exécutif, qui avait validé la création de cette université privée, devait exiger dans son cahier des charges l’existence de l’équivalent d’un CHU ayant la capacité d’intégrer ses étudiants en cours pratiques et en résidanat. Il se trouve que l’hôpital Cheikh Khalifa, qui devait initialement assurer cette mission, n’en a ni la capacité ni les compétences! C’est comme mettre la charrue avant les boeufs. Les facultés de médecine publique du Maroc ont avancé de solides arguments et, surtout, fait montre d’une solidarité dans leur «combat»; ils imposent malheureusement au gouvernement une année blanche très coûteuse politiquement et financièrement. En termes d’image, le cabinet El Otmani essuie un coup dur et paye cash le fait d’avoir laissé ce dossier épineux entre les mains d’un seul ministre. Un énième couac !