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La liberté d’expression suppose respect des droits d’autrui; elle reste tributaire de la stricte observance des principes de déontologie et d’éthique. Dans la jungle du web, ce préalable est bafoué, voire piétiné. Nous avons toujours prôné l’élargissement du débat au grand public. Si les réseaux sociaux ont rendu la chose possible, ils ont aussi engendré tout le contraire. Car, si sur la toile, la problématique du foisonnement des sites dits «d’informations» est en cours de régularisation, de concert avec le ministère de la Communication et le Parquet général, l’anarchie fait des ravages sur les réseaux sociaux. En effet, l’on constate un élan injustifiable d’«audace négative» dans le sens où l’on verse dans la destruction morale et de l’image. Oui, c’est bel et bien une audace dans la mesure où des personnes prennent à partie des personnalités publiques sans l’ombre d’une preuve et le font à visage découvert ! Insultes, diffamations, menaces... Et le répertoire des dépassements est encore «riche» en délits relevant du pénal.

Certes, le Parquet ne peut passer au peigne fin toutes ces atrocités mais quand il s’agit de campagne de dénigrement organisée et de faire le buzz, il faudrait rapidement actionner les dispositions de la loi sur l’édition et la diffusion d’informations. Cela fait partie des garanties, par l’État à ses citoyens, de la sécurité et de la sérénité face aux délires du monde virtuel, plus retentissant que le monde réel. Il ne s’agit pas de museler la liberté d’opinion mais de la responsabiliser pour sauvegarder une société «vivable». On ne peut plus tolérer que des gens soient jetés en pâture, accusés de détournement de fonds publics sur de simples doutes et suspicions. Il faudrait désormais présenter des preuves tangibles; en l’absence de celles-ci, tout propos doit être pris pour de la diffamation et doit conduire leur émetteur en prison. Les pouvoirs publics gagneraient donc à lancer une grande campagne de sensibilisation avant de sévir en vue d’un toilettage de la toile.

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