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Économie

La problématique du désenclavement devra mobiliser le gouvernement et les régions. La convergence des actions et le suivi accaparent l’attention durant cette étape de mise en œuvre du Programme de réduction des disparités territoriales et sociales en milieu rural (PRDTS).

Après un premier état des lieux établi en avril 2019, une nouvelle réunion a eu lieu entre les départements ministériels impliqués et les présidents des régions pour faire le point sur l’état d’avancement des projets prévus par le PRDTS, lesquels s’étalent jusqu’en 2023. Les sujets prioritaires qui étaient à l’ordre du jour de cette réunion concernent essentiellement la généralisation de l’accès des populations ciblées aux services de base, l’électricité, l’eau potable, la santé et l’éducation. Outre l’apport en chiffres des indicateurs relatifs aux projets achevés et ceux en cours, la réunion a été consacrée au renforcement de la coordination entre l’ensemble des intervenants de manière à atteindre les objectifs définis tout en accélérant la cadence de réalisation des projets, notamment ceux liés aux secteurs-clés comme les routes et les projets liés à l’éducation dans les zones enclavées. Concernant l’éducation, parmi près de 1.600 projets, ce sont 800 d’entre-eux qui ont été achevés et 400 en cours de réalisation alors que près de 400 autres devront être terminés dans les délais qui leur sont impartis.

La balle dans le camp des régions
Durant cette étape de mise en œuvre du programme de réduction des inégalités, il s’agit de mieux impliquer les collectivités territoriales dans les projets de désenclavement routier. Plusieurs pistes ont été identifiées pour améliorer les interventions futures des régions et des communes dans ce vaste chantier de désenclavement des zones difficiles d’accès. Le choix de l’orientation spatiale dans le développement rural ainsi que l’adoption d’une stratégie basée sur la convergence forment la base d’action de l’Exécutif, au moment où le dernier rapport parlementaire de la commission thématique, qui s’est penchée sur la question va dans le sens du pessimisme.

«Malgré les efforts déployés, le monde rural et spécialement les zones de montagnes souffrent encore de plusieurs inconvénients. Annuellement, ce sont environ 20 MMDH qui sont injectés par l’État dans le monde rural et il est tout à fait normal de se poser des questions sur l’impact de ces dotations», soulignent les députés dans leur diagnostic.

Au total, 4 axes ont été traités et concernent respectivement la planification stratégique qui incombe aux gouvernements et aux conseils élus, le pilotage et le suivi des projets, la gestion des ressources et enfin l’exécution des projets au niveau des ministères. Si le rôle des collectivités territoriales est à revoir, la problématique de l’entretien des routes rurales reste quant à elle prioritaire. La carte des travaux routiers montre que l’achèvement du programme des routes rurales devra atteindre 90% en 2021. Plusieurs entraves se dressent cependant devant les collectivités territoriales, de même que la question du désenclavement reste du ressort de plusieurs départements. Il ressort du bilan dressé devant les députés que le réseau des routes nationales atteint actuellement 15.639 km et assure 62% de la mobilité des personnes et du transport des marchandises. Concernant l’entretien, l’État a débloqué durant la période 2011-2018 plus de 6 MMDH. Les données communiqués à la 1re Chambre laissent dégager un bilan convainquant des efforts qui ont été déployés avec 1.175 KM de routes expresses dont 173 km réalisés entre 2017 et 2018. Il est à noter que la carte des travaux routiers devra aussi évoluer en fonction des sources de financement qui seront trouvés. Au programme également se trouve l’élargissement des routes étroites, l’amélioration d’itinéraires et le volet crucial de la sécurité.


Les mécanismes de financement à l’ordre du jour

L’une des pistes privilégiées actuellement par le gouvernement concerne «le recours aux leviers structurels pour agir en amont sur les inégalités sociales». À côté de ces leviers structurels qui pourront constituer un puissant rempart contre la prolifération des disparités sociales et spatiales entre le monde rural et urbain, la vision devra également intégrer d’autres programmes conçus soit par les dotations réservées par les établissements publics ou dans le cadre de la 3e étape de l’INDH qui sera axée sur les AGR. Les activités génératrices de revenus ciblent essentiellement la lutte contre la pauvreté et la réduction des inégalités au sein de la même région. Plusieurs pistes ont été identifiées pour améliorer les interventions futures dans ce vaste chantier de désenclavement des zones difficiles d’accès ainsi que celui de la lutte contre l’exode rural pour les trois prochaines années. L’épine dorsale de la vision projetée est la mobilisation d’un million d’hectares supplémentaires de terres agricoles en vue de permettre aux jeunes ruraux d’accéder au foncier et d’entamer leurs projets.

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