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Économie

 

En dépit d’une baisse de la pluviométrie de l’ordre de 31%, Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural, des eaux et forêts reste confiant.

Ce lundi, devant les conseillers, Aziz Akhannouch s’est déclaré optimiste pour la campagne agricole 2019-2020. Le ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural, des eaux et Forêts a, en effet, rassuré les membres de la seconde chambre sur  l’impact de la baisse de la pluviométrie durant cette période de l’année.

«L’année précédente a été marquée par la non régularité des pluies et malgré cela nous avons pu atteindre des résultats très satisfaisants», a précisé le ministre qui a été interpellé par la majorité des groupes parlementaires représentés sous la coupole. «Jusqu’au 17 novembre, la moyenne de la pluviométrie était de 49 mm», a noté cependant Aziz Akhannouch, soit une baisse de l’ordre de 31% par rapport à la moyenne nationale enregistrée durant les dernières années. L’exposé du ministre a également listé l’ensemble des mesures prévues par le Plan Maroc vert pour les petits agriculteurs ainsi que l’ensemble des incitations attendues au niveau des prix des semences et leur disponibilité. Cependant, les conseillers se sont montrés sceptiques quant à l’impact des dispositifs prévus pour atténuer l’impact de la baisse de la pluviométrie sur les petites exploitations, en dehors des terres situées dans les surfaces irriguées.

Les principaux indicateurs
C’est l’esprit de continuité qui semble être prioritaire pour le gouvernement afin de faire perdurer le climat de confiance des opérateurs agricoles, toutes catégories confondues. Les chiffres étalés devant les membres de la 2e instance législative montrent que le ministère met à disposition 2,2 millions de quintaux de semences sélectionnées à des prix incitatifs à travers la commercialisation de semences à des prix de vente subventionnés atteignant les 175 dh/quintal pour le blé tendre, 195 dh/quintal pour le blé dur et 345 dh/quintal pour l’orge. «La capacité de stockage sera renforcée à travers l’exploitation du nouveau centre de stockage de Berkane et la location d’entrepôts privés», ajoute le bilan remis aux conseillers.

Le circuit de commercialisation sera également renforcé dans le cadre de contrats avec des distributeurs privés pour passer de 350 à 500 points de ventes. Concernant le segment des engrais, le marché sera approvisionné à hauteur de 680.000 tonnes, au même prix que celui de la campagne précédente.

«Pour une utilisation rationnelle et appropriée des engrais, il sera procédé à l’exploitation des cartes de fertilité des sols réalisées (8,7 millions d’hectares) avec un renforcement du conseil agricole», souligne le département de l’Agriculture.

Pour ce volet crucial, la connaissance des sols et de leur fertilité à l’échelle des différentes zones agricoles du pays demeure un élément nécessaire pour mieux améliorer les rendements des cultures tout en préservant la capacité productive des terres à long terme. Il est à rappeler que l’État a réservé une enveloppe de 60 MDH pour le lancement d’un programme de sauvegarde du cheptel au niveau des régions du Sud, Sud Est et Centre du pays pour pouvoir faire face aux effets négatifs du déficit pluviométrique. Enfin et pour maximiser les chances de réussite de la campagne 2019-2020, l’État devra débloquer le montant de 3,9 MMD qui seront affectés aux projets financés par le Fonds de développement agricole, essentiellement pour l’acquisition du matériel et les aides en équipements des systèmes économes en eau. 


Un important effort d’irrigation

Les données du ministère précisent qu’en ce qui concerne les barrages à usage agricole, le taux de remplissage se situe à 45% contre 57% à la même période au titre de la campagne précédente. «Compte tenu du déficit en eau, le ministère a attiré l’attention sur la nécessité de rationaliser les disponibilités en eau au niveau des périmètres irrigués et prévoit des actions de sensibilisation des agriculteurs». Au programme, consacrer une superficie de 487.000 hectares pour l’irrigation au niveau des grands périmètres dont 23% pour les céréales ainsi que la poursuite de la mise en œuvre du Programme national de l’économie d’eau d’irrigation (PNEEI) à travers la programmation de l’équipement des exploitations en système de goutte à goutte sur 50.000 hectares supplémentaires. L’État compte aussi sur l’achèvement des travaux de modernisation du réseau d’irrigation pour la reconversion collective en irrigation localisée sur une superficie de 120.000 hectares.

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