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06-11-2019 10:38

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Économie

Le taux de chômage a enregistré une légère augmentation de 9,3 à 9,4% entre le troisième trimestre de 2018 et la même période de 2019, selon une note d’information publiée récemment par le Haut-commissariat au plan. Le volume global du chômage a atteint, ainsi, 1.114.000 personnes au niveau national, soit une hausse de 26.000 personnes.

Toujours dépendante de facteurs exogènes, la baisse de la productivité du secteur agricole se répercute significativement sur l’économie nationale et, par conséquent, sur le marché de l’emploi. Pour preuve, 262.000 postes ont été créés en milieu urbain, alors que le milieu rural en a perdu plus de 119.000, entre le troisième trimestre 2018 et la même période de 2019. En cela, le secteur tertiaire a créé 336.000 postes et celui des «Bâtiment et travaux publics» 37.000, alors que l’«Agriculture, forêt et pêche» en a perdus 204.000 et l’«Industrie y compris l’artisanat» 26.000. Dans les détails, 238.000 emplois rémunérés ont été créés, résultat d’une création de 244.000 en milieu urbain et d’une perte de 6.000 en milieu rural. L’emploi non rémunéré, constitué d’environ 97% d’aides familiales, a régressé de 95.000 postes, conséquence d’une perte de 113.000 en zones rurales et d’une création de 18.000 emplois en zones urbaines.

Le secteur des services premier créateur d’emplois
Le taux d’activité a connu, au cours de la même période, une stagnation autour de 44,9%. S’il s’est accru de 41,1 à 41,7% en milieu urbain, il a régressé de 51,9 à 50,8% en milieu rural. L’écart entre hommes et femmes a atteint 49,6 points, avec des taux d’activité respectifs de 70,1% et de 20,5%, précise la note d’information de l’HCP. Quant au taux d’emploi, il a atteint 40,7% témoignant également d’une stagnation au niveau national. Cela correspond à une hausse de 0,7 point en milieu urbain et une baisse de 1,4 point en milieu rural. L’écart entre hommes et femmes a atteint, pour sa part, 46,8 points avec des taux d’emploi respectifs de 64,5% et de 17,7%. Le secteur des services a créé 336.000 postes d’emploi au niveau national, entre le troisième trimestre 2018 et celui de 2019, enregistrant une hausse de 7,2% de l’emploi. Les nouveaux postes (260.000 en milieu urbain et 76.000 en milieu rural) ont été créés principalement par la branche du «Commerce et de réparation d’automobiles et de motocycles» avec 135.000 postes. Quant au secteur du BTP, il a créé 37.000 postes, résultat de 13.000 nouveaux postes en milieu urbain et de 24.000 postes en milieu rural, représentant ainsi une augmentation de 3,3% du volume d’emploi.

Les jeunes et les femmes plus touchés
Les analystes du HCP affirment que le nombre de chômeurs est passé au niveau national de 1.088.000 à 1.114.000 personnes entre le troisième trimestre  2018 et la même période en 2019, avec une hausse de 26.000 personnes (23.000 en milieu rural et 3.000 en milieu urbain). Le taux de chômage est passé ainsi à de 9,3% à 9,4 (de 13,1% à 12,7% en milieu urbain et de 3,9 à 4,5% en milieu rural. Le chômage reste élevé parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans avec 26,7% (contre 7,0% parmi les personnes âgées de 25 ans et plus), parmi les femmes (13,9% contre 8% parmi les hommes) et les détenteurs d’un diplôme (15,5%, contre 3,7% parmi les personnes n’ayant aucun diplôme). En cela, 55,3% des chômeurs sont à la recherche de leur premier emploi (49% parmi les hommes et 67,4% parmi les femmes), alors que les deux-tiers sont en situation de chômage de longue durée. En outre, 27,8% des chômeurs se sont retrouvés dans cette situation suite à l’arrêt de l’activité de l’établissement ou après un licenciement. Selon les recommandations du Bureau international du travail, le sous-emploi est principalement constitué de deux composantes. La première composante liée au nombre d’heures travaillées est passée, entre le troisième trimestre de 2018 et celui de 2019, de 352.000 à 380.000 personnes, soit un taux de 3,5%. La deuxième composante relative à l’insuffisance de revenu ou l’inadéquation entre la formation et l’emploi exerce est passée, durant la même période, de 669.000 à 589.000 personnes au niveau national, avec un taux passant de 6,3 à 5,6%. Globalement, le volume du sous-emploi, dans ces deux composantes, est passé, au cours de cette période, de 1.021.000 personnes à 969.000. S’agissant du taux de sous-emploi, il est passé de 9,6 à 9,1% au niveau national.


Un quart des actifs à Casablanca-Settat

L’analyse de la situation régionale du marché de travail montre que cinq régions monopolisent plus de 71% de l’ensemble des actifs âgés de 15 ans et plus. Il s’agit de la région Casablanca-Settat qui vient en première position avec 23% d’actifs, suivie de Marrakech-Safi (13,4%), de Rabat-Salé-Kénitra (13,3%), de Fès-Meknès (11,6%) et de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (10,6%). Les taux d’activité les plus élevés sont enregistrés dans quatre régions. Il s’agit des régions de Casablanca-Settat avec 49,2%, de Marrakech-Safi (46,7%), des régions du Sud (45,5%) et de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (45%). En revanche, les taux les plus bas sont enregistrés dans les régions de l’Oriental (41,7%) et de Drâa-Tafilalet (40,4%). En revanche, les taux de chômage les plus élevés sont relevés dans les régions du Sud avec 15,5%, dans l’Oriental (14,2%), Souss-Massa (11,7%) et Tanger-Tétouan-Al Hoceima (11,2%).

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