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Les opérateurs de Melilia voient d’un mauvais œil le rapprochement entre des ports andalous et celui de Nador. Le patronat de l’enclave estime que cette nouvelle collaboration sonnera le glas du préside.

Le rapprochement entre les ports andalous et celui de Nador donne des sueurs froides aux patrons de Melilia. Dans une sortie médiatique, la confédération des entrepreneurs du préside s’est plainte d’une éventuelle collaboration qui pourrait, selon elle, porter préjudice aux activités économiques de l’enclave. Lors d’une réunion avec le président du parti populaire, Pablo Casado, les opérateurs de la ville se sont plaints du «silence» des autorités espagnoles face à la décision des autorités marocaines de mettre fin aux activités de la douane commerciale à Beni Ansar.

Le patronat de Melilia a même affirmé que le gouvernement espagnol se préoccupe davantage de Rabat que des intérêts des opérateurs de l’enclave. Dans des déclarations à la presse locale, José Reyes, président du patronat de Melilia, a souligné que l’une des preuves de ce silence est la décision de certains ports espagnols de mener des négociations avec le port de Nador pour acheminer la marchandise vers celui-ci, sans passer par celui de Melilia. «Si cela arrive, cela sera la fin de Melilia et nous ne permettrons pas que cela se produise», ont-ils mis en garde.

Selon le patronat du préside, les établissements portuaires d’Algésiras, Malaga, Motril et Almeria mènent des négociations avec le terminal marocain pour mettre en place des liaisons directes vers celui-ci. Les opérateurs de Melilia ont estimé que cette collaboration est inadmissible étant donné que le port de Nador est le principal concurrent de l’enclave. Le milieu économique de celui-ci affirme d’ailleurs que la fermeture de la dépendance douanière a pleinement profité à la plateforme portuaire de Nador.

À cet effet, le patronat a rappelé, durant cette réunion avec le chef de file de l’opposition, que le trafic portuaire a drastiquement diminué depuis la fermeture de cette douane en août 2018. Pour le représentant des entrepreneurs de Melilia, cette affaire devrait interpeller la classe politique espagnole, accusant au passage le Maroc de vouloir porter préjudice à l’économie du préside.

De plus, les opérateurs ont appelé les hommes politiques à exposer les problèmes de Melilia et «défendre bec et ongles», les intérêts économiques du préside. «Il faut parler de Melilia, mais personne ne veut le faire pour ne pas déranger les voisins marocains», a estimé le patronat de l’enclave. Les entrepreneurs de la ville ont même critiqué les investissements menés par l’Espagne au Maroc, tout en incriminant le gouvernement espagnol qui appuie des projets au Maroc au lieu de le faire à l’enclave, selon leurs dires. «Nous sommes abandonnés à notre sort», s’est plaint le patron des patrons du préside. L’objectif du patronat de l’enclave orientale est la réouverture de la douane, ont-ils affirmé.

À ce propos, les opérateurs ont appelé le leader du PP à mettre fin aux négociations maroco-espagnoles en cours, concernant la situation de cette douane, s’il estime que celles-ci n’aboutiront à aucun résultat concret. De ce fait, le patronat a qualifié la situation de «désespérante» vu que rien ne filtre sur les conversations menées entre Rabat et Madrid concernant cette décision prise par les autorités marocaines.

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