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Économie

La création de 132.000 emplois est enregistrée en milieu urbain contre une perte de 125.000 postes en milieu rural, entre le 2e trimestre 2018 et la même période de 2019. Le sous-emploi concerne près d’un million de Marocains.

Comme pour le taux de croissance, les humeurs du ciel impactent drastiquement les indicateurs de l’emploi. En attestent les chiffres préoccupants de la dernière note d’information du Haut-commissariat au plan sur le marché du travail au deuxième trimestre 2019. L’économie nationale a créé 7.000 postes d’emploi, contre 117.000 une année auparavant. Cela résulte de la création de 132.000 emplois en milieu urbain contre une perte de 125.000 postes en milieu rural, entre le deuxième trimestre de l’année 2018 et la même période de 2019. Le topo est très clair. Les services n’ont pas failli à leur performance habituelle avec 167.000 nouveaux emplois. Plus en détail, ces créations sont dispatchées à raison de 132.000 en milieu urbain et 35.000 en milieu rural, contre une création annuelle moyenne de 50.000 postes au cours des cinq dernières années. Ces nouveaux postes ont été principalement créés par les branches de commerce de détail hors magasin avec 33.000 postes, des services personnels et domestiques (31.000), de transport entrepôts et communication (26.000) et de restauration et hôtellerie (22.000). L’industrie tire bien son épingle du jeu avec 43.000 contre une création annuelle moyenne de 18.000 postes au cours des trois dernières années. Ces nouveaux postes ont été principalement créés par la branche de textile bonneterie et habillement avec 21.000 postes et des industries alimentaires et de boissons (9.000).

En revanche, l’agriculture, qui a connu une année de vaches maigres, s’est vu délestée de 176.000 emplois contre la création de 38.000 postes durant les deux dernières années, suivie d’une perte de 27.000 emplois dans le BTP. Il en résulte qu’avec une baisse de 84.000 personnes en milieu urbain et une hausse de 7.000 en milieu rural, le nombre total de chômeurs a reculé, entre les deux périodes, de 77.000 personnes au niveau national, s’établissant à 1.026.000 chômeurs. Quant au taux de chômage, il aura quand même baissé, selon le HCP, de 9,1% à 8,5% au niveau national. C’est là la résultante d’une baisse de 13,7% à 12,4% en milieu urbain et d’une hausse de 3% à 3,3% en milieu rural. Les baisses les plus importantes ont été relevées parmi les personnes ayant un diplôme (-1,4 point), les adultes âgés de 25 à 34 ans (-0,9 point) et les jeunes de 15 à 24 ans (-0,8 point).

Par ailleurs, les taux de chômage les plus élevés sont relevés, en particulier, parmi les femmes (11,3% contre 7,5% parmi les hommes), les jeunes âgés de 15 à 24 ans (22,3% contre 6,5% parmi les personnes âgées de 25 ans et plus) et parmi les détenteurs d’un diplôme (15,1% contre 2,6% parmi les personnes n’ayant aucun diplôme). Mais un autre indicateur non moins éloquent renseigne sur ce que l’on peut interpréter une défaillance du marché du travail. C’est le sous-emploi qui, selon le HCP, concerne presque un million de Marocains. L’Organisation internationale du travail (OIT) qualifie de sous-emploi «lorsque la durée ou la productivité de l’emploi d’une personne sont inadéquates par rapport à un autre emploi possible que cette personne est disposée à occuper et capable de faire». Plus en détail, le taux de sous-emploi a baissé de 0,6 point, passant de 9,6% à 9% au niveau national, de 8,7% à 7,8% en milieu urbain et de 10,6% à 10,5% en milieu rural. Quid du taux d’activité? Selon la note du HCP, la population en âge d’activité (15 ans et plus) s’est accrue, par rapport au deuxième trimestre de 2018, à un rythme plus important (+1,6%) que celui de la population active (-0,6%). Le taux d’activité a, ainsi, reculé de 47% à 46% entre les deux périodes. Il a baissé de 41,6% à 40,9% en milieu urbain et de 56,7% à 55,3% en milieu rural. Entre hommes et femmes, l’écart des taux d’activité est de 47 points, respectivement 69,8% et 23%. L’on remarque la persistance d’un taux d’activité faible pour les femmes, malgré les efforts consentis pour l’améliorer.

Quant à l’emploi rémunéré, il a enregistré une création de 53.000 postes au niveau national, résultant d’une création de 128.000 postes en milieu urbain et d’une perte de 75.000 en milieu rural. L’emploi non rémunéré, constitué d’environ 98% d’aides familiales, a, quant à lui, connu une perte de 46.000 postes, conséquence d’une création de 4.000 en zones urbaines et d’une perte de 50.000 en zones rurales. 


Chômage de longue durée

Selon la note du HCP, pas moins de 6 chômeurs sur 10 (60,6%) sont à la recherche de leur premier emploi (54% parmi les hommes et 73,6% parmi les femmes). Sept chômeurs sur 10 (70,2%) sont à la recherche d’un emploi depuis une année ou plus (65% parmi les hommes et 80,6% parmi les femmes). Près de 23% des chômeurs se sont retrouvés en situation de chômage suite au licenciement ou à l’arrêt de l’activité de l’établissement employeur. Il faut aussi savoir que 6,5% des chômeurs, soit 67.000 personnes, sont découragés par la recherche active d’un emploi. Ils s’élèvent à environ 92% citadins, à 60% masculins, à 54% jeunes âgés de 15 à 29 ans et à 83% diplômés.

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