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Économie

Initiée par la Fédération de l’énergie qui a fait appel aux cabinets Sunergia études et Nevolys transformation consulting, l’étude montre que ce secteur est encore à ses premiers balbutiements dans le royaume.

On en sait enfin un peu plus sur la mobilité électrique au Maroc ! Grâce à la Fédération de l’énergie de la CGEM, le royaume vient en effet d’avoir sa toute première étude sur cette thématique qui relève de la transition énergétique. Conduite sur le terrain par les cabinets Sunergia études et Nevolys transformation consulting, ses résultats ont été officiellement présentés au public avant-hier à Casablanca. Pour commencer, les deux cabinets ont remonté des informations sur un état des lieux connu : le secteur de la mobilité électrique est encore à ses tous premiers balbutiements dans le royaume. Sur un parc national de 4,9 millions de voitures en 2017 toutes catégories et toutes marques confondues, les voitures électriques ne représentent que 0,01%, soit seulement 93 unités 100% électriques qui circulent sur tout le territoire marocain. En incluant le full hybride (à motorisation thermique), la donne change toutefois un peu. En effet, le chiffre monte à 1.300 véhicules vendus sur les 3 dernières années (2016- 2017 et 2018).

D’ailleurs, c’est ce marché du full hybride qui est à l’origine de la progression d’une demande multipliée par 6 en 3 ans. Pendant ce temps, la vente de voitures électriques se tarit depuis l’effet observé lors de la COP22 en 2016. Par segment, il faut par exemple noter qu’il y a seulement 10 bus électriques contre 5.064 thermiques ; 1.000 voitures full hybrides pour la location contre 140.000 thermiques et 1.000 cyclomoteurs électriques contre 9.000 thermiques. Selon l’étude, cette situation de très faible engouement pour la voiture électrique risque encore de perdurer longtemps à cause de plusieurs facteurs et si ces freins ne sont pas rapidement levés. Parmi ces freins, il y a l’absence d’un cadre législatif et réglementaire qui réduit par exemple l’usage du GPL comme carburant alternatif. Il y a aussi le prix de vente prohibitif des voitures électriques. Prenons un exemple : au moment où la Clio Essence est à 144.900 DH, la Renault Zoe (électrique) est à 250.000 DH, soit une différence de prix de 72%. C’est énorme ! Un autre frein, la faiblesse du réseau de bornes de recharge qui n’en compte actuellement qu’une cinquantaine dont 37 installées au niveau de stations services situées sur l’axe autoroutier Tanger-Agadir. Ces bornes ne sont pas encore intégrées dans une plateforme d’itinérance, c’està- dire qu’elles fonctionnent actuellement en l’absence de cartes NFC. C’est donc un réseau à pousser vers la dématérialisation.

Bref, l’étude de la Fédération de l’énergie a identifié cinq facteurs clés de succès pour le développement du marché des véhicules durables au Maroc. Premièrement, il faut une politique volontariste de l’État traduite en une stratégie de développement incluant des objectifs chiffrés et une feuille de route concrète. Deuxièmement, mettre en place des incitations visant à pousser le consommateur à acheter un véhicule durable, notamment à des prix compétitifs et ceci dans l’optique de garantir l’émergence d’une filière industrielle. Troisièmement, déployer une infrastructure ouverte au public, ce qui permettra de favoriser la recharge au quotidien. Quatrièmement, créer un écosystème structuré et développé autour de plusieurs acteurs (constructeurs, acteurs de recharge…). Et enfin, utiliser le levier réglementaire pour favoriser le développement du marché des véhicules durables et les infrastructures de recharge associées.

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