A lire aussi

18-07-2019 14:58

Casablanca. Arrêt provisoire de 9 stations de tramway

L’opérateur du Tramway de Casablanca, RATP Dev, a annoncé, ce jeudi, la fermeture provisoire de…
Rejoignez nous sur :
Économie

Les industries de transformation poursuivent leur reprise affichant un taux de croissance de près de 3% en 2019 compensant ainsi la baisse de la valeur ajoutée agricole.

L’économie nationale continue sur sa tendance baissière. Seulement, dans ce climat orageux où la baisse de la valeur ajoutée agricole vient côtoyer l’instabilité de celle de l’industrie, certaines éclaircies apparaissent. Selon le Haut-commissariat au Plan (HCP), la croissance reste impactée par la dépendance de la valeur ajoutée agricole aux aléas climatiques bien qu’elle soit confortée par le développement des cultures hors céréalières. La dynamique des activités non agricoles n’arrive toujours pas non plus à jouer le rôle de locomotive.

Ainsi après deux bonnes saisons, la campagne agricole 2018-2019 s’annonce moyenne pour les céréales et plutôt bonne pour les autres cultures. Avec un cumul des précipitations de 290,5 mm vers la fin du mois d’avril de l’année en cours portant le niveau de remplissage des barrages à usage agricole à 60%, la production céréalière atteindrait 61 millions de quintaux en régression d’environ 40% par rapport à 2018.

Seulement, les mêmes conditions climatiques pourraient à l’inverse être à l’origine d’une bonne production des autres cultures, notamment l’arboriculture. Quant aux activités de l’élevage, elles devraient tirer profit de l’état favorable des parcours combiné au bon stock de paille et d’orge résultant des bonnes campagnes précédentes. Même dynamique pour la pêche. Preuve en est la performance de la commercialisation des produits de la pêche côtière et artisanale en volume et en valeur durant les premiers mois de l’année en cours. En somme, les activités agricoles devraient dégager une valeur ajoutée en repli de 2,1%, impactant négativement la croissance du PIB de -0,3 point en 2019 au lieu d’une contribution positive de 0,3 point une année auparavant. L’éclaircie se trouve surtout chez les activités non agricoles. Elles devraient de leur côté s’accroître de 3,2% en légère amélioration par rapport aux 2,8% enregistrés en 2018.

À l’origine, il y a eu un accroissement des activités secondaires de 3,5% au lieu de 3% en 2018. Au niveau du secteur secondaire, les industries de transformation poursuivraient leur reprise, affichant un taux de croissance de près de 3% en 2019. Cette évolution est subordonnée aux bonnes performances de l’industrie chimique et para chimique qui devrait progresser de 5,7%, portée par la bonne tenue du secteur extractif. Les activités des industries mécaniques métallurgiques et électriques devraient quant à elles connaître un ralentissement de 3% en 2019 au lieu de 6,7% en 2018.

2020, le bout du tunnel ?
Enfin, le tertiaire continue sur sa stabilité depuis 2012, année avant laquelle le secteur s’était enflammé du fait de la hausse de la demande intérieure. Cette dernière devrait connaître une baisse en 2019. Les services marchands qui sont les plus dépendants de cette demande intérieure peineraient donc à retrouver leur dynamique de croissance d’avant 2012. Ils devraient progresser de 3% en 2019 en amélioration par rapport à 2,4% enregistrés en moyenne entre 2013 et 2018 restant toutefois en deçà de 4,6% comme moyenne annuelle entre 2000 et 2012. Cette amélioration des services marchands en 2019 serait portée notamment par le raffermissement des activités commerciales, des services rendus aux entreprises et des services de l’hébergement. Les services financiers, la communication et les services de l’éducation et de la santé resteraient les composantes les moins dynamiques en 2019. Néanmoins, cette morosité ambiante devrait être atténuée en 2020. Selon les scénarios imaginés par le HCP, le secteur primaire devrait connaître une légère hausse de sa valeur ajoutée de l’ordre de 4,6%. Concernant le secteur secondaire, il devrait enregistrer globalement une croissance de 3,1%. Dans ces conditions et compte tenu d’une évolution de 4,5% des impôts et taxes sur produits nets de subvention, le produit intérieur brut devrait enregistrer une croissance de 3,4% en 2020 au lieu de 2,7% prévus pour 2019.


Vers un rééquilibrage de la balance commerciale ?
Les exportations de biens et services qui profiteraient de l’amélioration de la demande adressée au Maroc en 2019 devraient enregistrer une croissance de 7,2% au lieu de 5,8% en 2018, ce qui devrait booster les exportations. De leur côté, les importations de biens et services afficheraient en volume un ralentissement de leur rythme de croissance pour atteindre 6,5% au lieu de 7,5% en 2018. L’impact négatif de la demande extérieure devrait s’atténuer en s’établissant à -0,4 point contre -1,3 point en 2018 après une contribution positive de 0,3 point en 2017.

Dernière Minute

Nos derniers Tweets...

Suivez-nous sur Facebook

Vidéos des ÉCO

Vidéos des ÉCO

0
Partages
0
Partages