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Économie

Le gouvernement espagnol vient d’envoyer un nouvel écrit à Bruxelles réclamant l’implication de la CE pour la mise en place de la taxe antidumping sur l’électricité marocaine non soumise aux taxes d’émission de carbone en vigueur sur l’électricité européenne.

Les exportations marocaines d’électricité issues des centrales est devenue une affaire embarrassante. Le gouvernement espagnol vient de refiler, encore une fois, la patate chaude à la Commission européenne. Selon le journal El Pais, la ministre espagnole de Transition Écologique, Teresa Ribera et sa consoeur en charge du trésor public, Maria José Montero ont adressé, conjointement, une missive à la commission européenne au sujet des importations électriques marocaines opérées par l’Espagne. Dans cette lettre, qui est une réponse à celle adressée par le commissaire européen chargé de l’action pour le climat et de l’énergie, l’Espagnol Arias Canete, les deux ministres espagnols réclament à Bruxelles l’adoption d’une taxe communautaire commune, pour freiner les entrées de ces importations électriques non respectueuses de l’environnement.

«Si l’Europe finit par importer des biens produit avec des standards environnementaux peu rigoureux, les émissions que nous évitons seront compensées voire surpassées, par celles générées par des pays où sont fabriqués ces biens», souligne les ministres dans ce nouvel échange épistolaire au sujet des exportations énergétiques marocaines.

Soucieux de ménager son partenaire marocain, le gouvernement espagnol a, encore une fois, appelé la commission européenne à assumer ses responsabilités. À travers cette nouvelle lettre, Madrid veut éviter de «personnaliser » l’affaire. Elle veut surtoutque Bruxelles se charge de la taxation de l’électricité produite en dehors de l’Europe, et non respectueuse de ses normes environnementales. Le plan de décarbonisation mise en place par le gouvernement espagnol allait à l’encontre des importations espagnoles d’électricité marocaine issus des usines à combustibles fossiles, estiment les ministres espagnols.

De plus, l’électricité marocaine serait trois fois plus émettrice de CO2 que l’espagnole, selon le gouvernement du voisin ibérique. De fait, et pour s’en laver les mains de ce dossier embarrassant, le commissaire européen a proposé à l’Exécutif espagnol de faire usage de la «mesure passerelle», une procédure autorisée par la réglementation européenne, selon la riposte envoyée à la ministre espagnole Teresa Ribera. Il s’agit d’une argutie européenne permettant de passer d’une procédure législative spéciale à une procédure ordinaire, quand la protection de l’environnement est en jeu. En fin de mandat, Arias Canete voulait se débarrasser de cette affaire en prétendant qu’une taxe communautaire sur le carbone transfrontalier devrait être adopté à l’unanimité par les pays membres. Or, le gouvernement espagnol a dans son viseur non seulement l’électricité importée des centrales de Safi et Jerada mais l’ensemble des biens et services produits grâce à cette source d’énergie. «Nous sommes conscientes de la complexité d’une taxe sur les émissions de carbone transfrontalières et les débats que cette affaire pourrait soulever à l’OMC (…) toutefois, si ces mesures sont tracées adéquatement, elles peuvent être réalisables», ajoute les responsables espagnols. Canete avait promis d’aborder ce sujet avec les responsables marocains dans les forums dédiés à ce sujet.

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