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Économie

Les Marocains résidents et non-résidents en Espagne affichent un grand intérêt pour la pierre espagnole, appréhendée comme un placement. Toutefois, le pouvoir d’achat immobilier des Marocains non-résidents est plus important que celui des titulaires d’un titre de séjour.

La crise économique semble être un lointain souvenir. Selon les données portant sur les transactions immobilières réalisées par les notaires espagnols, les Marocains résidents en Espagne se démarquent parmi les nouveaux acheteurs étrangers sur le sol ibérique. De l’aveu des rédacteurs du rapport semestriel du Conseil général du notariat, les Marocains figurent parmi les populations auprès desquelles on a enregistré une hausse remarquable des acquisitions immobilières durant le deuxième semestre de 2018. Les achats des nationaux disposant d’un titre de séjour espagnol ont grimpé de 27,8% durant les six derniers mois de l’exercice écoulé. Une révélation qui prouve que le marché de l’emploi espagnol a repris des couleurs. Rappelons que la communauté marocaine était la plus touchée par la récession qui a frappé le voisin ibérique en 2008, ayant conduit le gouvernement à procéder à des coupes budgétaires drastiques. Autre signe de cette reprise: ces acquisitions, comme le rappelle le rapport, sont réalisées sans recours à un prêt immobilier (en cash).

De fait, l’Espagne est le paradis immobilier des étrangers en général. Cet ensemble a accaparé 12,4% des ventes réalisées en 2018. Au total, 64.800 opérations ont été effectuées par des étrangers résidant en Espagne. Sur cette liste, les Britanniques, les Français, les Allemands et les Marocains arrivent en tête. Concernant ce dernier groupe, les achats des Marocains ont connu une hausse de 6,1% en 2018, ex-aequo avec les Roumains. Dans le cas des Marocains en possession d’un titre de séjour, l’immobilier recherché est résidentiel. La distribution géographique de ces achats montre une répartition sur l’ensemble du territoire espagnol, particulièrement les régions où se concentre une forte communauté marocaine, à savoir la Catalogne, la communauté de Madrid et le Sud. Concernant la deuxième catégorie, à savoir les nationaux non-résidents, ceux-ci n’ont commencé à se faire nombreux qu’après l’éclatement de la bulle immobilière.

De plus, le marché a connu une correction des prix pratiqués dans ce secteur, par rapport à la période coïncidant avec la crise immobilière et la descente vertigineuse des tarifs à cause d’un foncier abondant et d’une demande inexistante. Malgré ces prix à première vue non compétitifs, les Marocains affichent un intérêt croissant pour la pierre espagnole. En somme, les acquisitions des Marocains non titulaires d’un titre de séjour suit un trend haussier depuis 2017. Ces achats immobiliers étaient à peine de 57 en 2007 (102, en 2008, 100 en 2009, 86 en 2010, 93 en 2011, 156 en 2012 et 2013, 143 en 2014, 101 en 2015, 140 en 2016, 200 en 2017 et finalement 207 en 2018). Et si le prix moyen de vente était de 1.700 euros le m² pour les étrangers, durant le 2e semestre de l’année écoulée, cette fourchette descend jusqu’à 754 euros dans le cas des Marocains résidents. Cela signifie que ces acquisitions ont été réalisées dans des agglomérations périphériques ou banlieues, où les prix sont abordables.

Cependant, en 2018, les 207 Marocains non-résidents ayant opté pour un bien immobilier en Espagne ont déboursé une moyenne de 1.600 euros le m², soit les prix pratiqués dans les zones centrales. Ces achats se situent principalement en Navarre, alors que durant le premier semestre, ces acquisitions se sont concentrées dans l’Estrémadure, chose qui laisse croire qu’il s’agit d’un placement. Le rapport révèle aussi les nouvelles tendances dans les habitudes des Marocains d’Espagne. Grands épargnants, ils préfèrent devenir propriétaires dans leur pays d’accueil. C’est la communauté autonome de Murcie, région à forte vocation agricole, qui comptait le plus grand nombre de propriétaires marocains en 2018.

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