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Économie

Le chômage en Afrique du Nord enregistre l’un des taux les plus élevés au monde. Pour se pencher sur ce dossier épineux, la CEA et le CESE tiennent un dialogue régional de haut niveau. Parmi les pistes proposées : la convergence entre les politiques publiques et la création d’une nouvelle dynamique de croissance...

Les chiffres sont effarants : le taux d’activité en Afrique du Nord est le plus bas dans toutes les régions du monde. Il ne dépassait pas en effet 46,8% en 2017 alors que la moyenne mondiale était de 62%. Le taux de chômage s’élevait à 11,5% en 2018 contre une moyenne mondiale de 5,5%, selon l’OIT. Le taux de chômage des femmes est beaucoup plus élevé que celui des hommes (le ratio entre les deux est de 2,3 contre 1,2 au niveau mondial). Les pays de cette région partagent les mêmes problèmes qui impactent de plein fouet le marché du travail. La Commission économique pour l’Afrique (CEA) et le Conseil économique, social et environnemental qui ont ouvert hier un dialogue régional de haut niveau sur ce dossier énumèrent nombre de contraintes dont une assez faible croissance de la productivité du travail qui affecte la compétitivité, une croissance modérée, une économie peu diversifiée, une basse productivité… Le constat est presque le même pour tous les pays de l’Afrique du Nord.

Malgré les progrès réalisés en termes de développement économique et social et la reprise économique dans certains pays de la sous-région avec un taux de croissance en progression, la région Afrique du Nord n’arrive toujours pas à générer suffisamment d’emplois «de qualité» pour atteindre une croissance durable et inclusive, et assurer la stabilité politique et sociale, comme le souligne si bien Lilia Hachem Naas, directrice du bureau de l’Afrique du Nord de la CEA. Les défis sont de taille pour donner un coup de fouet à l’emploi des jeunes qui sont de plus en plus formés. Quelles sont donc les pistes pour lutter contre le chômage et créer un marché du travail dynamique et inclusif pour tous, notamment les jeunes et les femmes ? Il s’avère nécessaire d’agir sur différents fronts pour traiter ce dossier épineux. Nombreuses sont les voies d’amélioration. La réalisation de la convergence souhaitée entre les politiques publiques s’impose pour relever nombre de défi s et à leur tête celui de l’emploi, selon le ministre du Travail et de l’Insertion professionnelle, Mohamed Yatim. Il faut dire que ce point est de la plus haute importance mais le Maroc n’a pas encore gagné ce pari.

La problématique de l’absence de convergence entre les politiques sectorielles se pose avec insistance au royaume et déteint sur la rentabilité des investissements publics. En l’absence d’un outil efficace assurant la convergence des politiques publiques, le gouvernement semble naviguer à vue. Un système d’information unifié est en projet pour atteindre la convergence tant attendue et mettre fin à la situation actuelle qui ne favorise pas la réflexion collective. Par ailleurs, il est nécessaire de créer une nouvelle dynamique de croissance. À cet égard, le président du Conseil économique, social et environnemental, Ahmed Réda Chami estime nécessaire d’agir sur plusieurs leviers dont celui de la promotion des secteurs pourvoyeurs d’emplois en qualité et en quantité. Aussi faut-il orienter l’investissement davantage vers les branches à plus haute valeur ajoutée en termes de création de richesses et d’emplois et celles disposant d’un effet d’entraînement plus important sur le reste de l’économie.

Dans ce cadre, il est recommandé, entre autres, de soutenir la TPE et la PME pour qu’elles puissent franchir de nouveaux paliers de développement. S’ajoute à cela l’impératif de développer le capital humain et les capacités pour la formation, la qualification et l’accompagnement pour l’intégration, l’accès à l’emploi à travers la diversification des filières et la consolidation des capacités d’auto-acquisition des compétences…Un autre levier important est soulevé par Chami : la promotion de l’entrepreneuriat. Le CESE prône, à ce titre, une approche décentralisée pour l’amélioration de l’environnement des affaires. Les régions sont en effet appelées à mieux s’impliquer dans le développement de l’entreprenariat local. Par ailleurs, l’Afrique du Nord est appelée à tirer pleinement profit de sa situation géographique unique pour occuper une meilleure place sur le marché mondial.


Une feuille de route de l’emploi est en vue
Le bureau de la CEA en Afrique du Nord entend développer des outils qui pourront guider les pays membres dans la formulation de politiques plus ciblées qui répondent à la priorité de la création d’emplois «décents» qui soient répartis équitablement dans toutes les régions. La rencontre tenue hier au siège du CESE vise l’élaboration d’une feuille de route avec des actions ciblées et opérationnelles qui seront mises en oeuvre de manière collective. Le bureau de la région a sélectionné la spécialisation : «emploi et compétences pour un développement durable» en vue de mieux comprendre les contraintes ayant trait au cadre macroéconomique qui entravent l’accélération de la création d’emplois.

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