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Économie

La fédération est en quête d’assistance technique pour la mise en oeuvre de son plan de développement et de ceux des CCIS. Un catalogue des services proposés et la modernisation des procédures et de la gouvernance sont en vue pour un meilleur accompagnement des PME dans les régions.

Les chambres de commerces, d’industrie et de service (CCIS) veulent réussir leur mue dans un contexte qui les implique davantage dans l’investissement, la création d’entreprise et l’auto- entrepreneuriat. Ces structures centenaires ont longtemps pâti du manque de moyens matériels, financiers et humains, à telle enseigne qu’on les qualifie de coquilles vides. Leur rôle est aujourd’hui sujet à débat, mais la nécessité pour elles de se remettre en cause de se rapproprier les missions qui sont les leurs est manifeste. Aujourd’hui, la Fédération des CCIS est en quête d’accompagnement pour mettre en oeuvre son plan de développement. La fédération a besoin d’une assistance technique couvrant l’ensemble des travaux relevant de la stratégie, de l’organisation, de la gestion RH, de l’assistance à la maîtrise d’ouvrage, mais aussi du Project Management Office (PMO), de la conduite du changement et des expertises ponctuelles (Marketing, finance, juridique). Elle profite d’un contexte propice marqué par la volonté du gouvernement de renforcer leur présence dans les régions et d’en faire un maillon important aux côtés des CRI, des représentations régionales de la CGEM et des conseils régionaux. Le ministère de l’Industrie est particulièrement sur la brèche dans un chantier qu’il veut absolument réussir. En mars 2018, l’État a injecté 452 MDH dans les caisses des 12 CCIS pour booster leur capacité d’accompagnement des adhérents dans les différentes régions. Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique, a évoqué l’importance de mettre en place un modèle de gouvernance transparent et efficace permettant aux chambres de mener à bien leur mission d’accompagnement des PME/PMI. Un geste financier qui s’inscrit dans la droite ligne de la convention-cadre signée entre le gouvernement et la Fédération des CCIS en avril 2014 pour la dynamisation de leur rôle.

Améliorer la compétitivité
Ceci dit, il faut garder à l’esprit que les chambres de commerce étrangères ont toujours fait de l’ombre aux CCIS. Pour les rendre plus attractives et surtout compétitives par rapport à leurs concurrentes étrangères, les prestations qu’elles sont censées proposer à leurs adhérents doivent être modernisées. Premier pas sur ce chemin: une expérience pilote consistant en le transfert de certaines missions ministérielles à des CCIS s’est avérée fructueuse. Elle a permis d’assister plus efficacement les investisseurs et porteurs de projet et ne tardera pas à être généralisée. Mais il faudra aussi que les CCIS et leur fédération soient plus créatives et proposent des projets et des solutions pour l’accompagnement de leurs adhérents, mais aussi pour en attirer d’autres. L’appui financier de l’État sera tributaire de la qualité des propositions qui seront faites dans ce sens. L’exemple d’un catalogue des services proposés est prometteur dans la mesure où il ouvrira davantage les CCIS sur leurs potentiels adhérents dans le cadre de la transparence et la professionnalisation des missions. Jusqu’ici, 95% du budget des CCIS allaient dans les charges de fonctionnement et seulement 5% pour l’amélioration des prestations. Le plan de développement, autour duquel la fédération lance aujourd’hui une réflexion tous azimuts, s’inspire grandement des conventions signées en mars 2018. Ces dernières comprennent plusieurs chantiers que les CCIS et leur fédération doivent mener à bien. Il s’agit, premièrement, de mettre en place les mécanismes de bonne gouvernance au sein des CCIS et leur fédération en vue de leur passage vers le contrôle d’accompagnement, conformément à la loi 69-00 relative au contrôle financier de l’État sur les entreprises publiques et autres organismes. Dans cette veine, un système de contrôle interne veillera à l’application des procédures mises en place et l’accompagnement à l’implémentation de la comptabilité générale. Le deuxième point concerne le déploiement des prestations de services d’intérêt général et d’intérêt concurrentiel. Enfin, le troisième chantier est relatif à la réalisation de projets économiques générateurs de ressources permettant le renforcement de l’autonomie financière des CCIS et leur fédération.

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