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Une délégation d’une cinquantaine d’hommes d’affaires chinois est actuellement en visite au Maroc dans le cadre d’une mission de prospection d’opportunités d’investissement. Après Casablanca et Rabat, les entrepreneurs asiatiques se rendront à Tanger où ils promettent de réaliser des investissements importants.

Une cinquantaine d'hommes et de femmes entrepreneurs chinois sont au Maroc depuis dimanche dans le cadre d'une visite de «repérage» d’opportunités d'investissement dans le royaume. À Casablanca, ils ont rencontré, ce lundi 3 décembre, le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM ), Salaheddine Mezouar pour discuter des opportunités qui s'offrent à eux, notamment dans les secteurs des énergies renouvelables, le BTP, le transport, les nouvelles technologies, le recyclage (le plastique), entre autres secteurs porteurs. «Pour cette première visite, notre mission consiste à avoir une idée générale sur les secteurs à fort potentiel au Maroc. Nous allons rentrer en Chine pour revenir ensuite afin de voir dans quelle mesure nous allons investir dans le pays», a confié aux Inspirations ÉCO un entrepreneur chinois. Les chefs d'entreprise asiatiques, à la recherche de bonnes affaires en Afrique et en particulier au Maroc, ont été conviés d’ailleurs à une conférence organisée par l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), la BMCE Bank Of Africa et Sino-international Entrepreneurs Federation. La rencontre a porté essentiellement sur les opportunités d’investissement dans le royaume. Des opportunités très nombreuses, ont notamment souligné deux membres du gouvernement, à savoir Mouhcine Jazouli, ministre délégué chargé des Affaires africaines et Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, de l'investissement, du commerce et de l'économie numérique. L’ambassadeur de Chine au Maroc ainsi que de hauts responsables et diplomates des deux pays ont également pris part à ce rendez-vous.

110 millions de dollars d’investissement à Tanger
Après Casablanca, les Chinois se rendront à Rabat, Kénitra et Tanger. Ils visiteront notamment les zones industrielles de Tanger et de Kénitra. À Tanger, ils se rendront su site du projet de la Cité Mohammed VI Tanger Tech (photo), étendue sur 2.000 hectares pour 1 milliard de dollars. Ce gigantesque pôle économique capable de générer 100.000 emplois, intéresse particulièrement les Chinois. Celui-ci leur offre la possibilité d'exporter dans de nombreux pays sans payer de taxes, a promis, lundi, aux entrepreneurs étrangers Moulay Hafid Elalamy qui s’est félicité de la création de 591 entreprises chinoises entre 2014 et 2017, preuve que le partenariat sino-marocain est en pleine évolution. Face à ce partage d’engagements entre la Chine et le Maroc, «nous devons accélérer le champ de notre coopération par le biais de projets tripartites Chine-Maroc-Afrique», explique Mouhcine Jazouli. Un discours qui semble avoir convaincu les opérateurs chinois.

Ce que veulent les Chinois
D'ailleurs, Guo Lixiang, Managing Director de Tailimel Environmental Protection Technology Co Ltd, une entreprise spécialisée dans le recyclage «vert», a annoncé dans la foulée de la conférence organisée au siège de la banque marocaine, vouloir investir 110 millions de dollars à Tanger. Son compatriote Huang Yang, General Manager de Hangxiao Steel Structure, un géant de l’acier chinois, a également émis le souhait de s'implanter dans la même ville. Mais à la condition que le Maroc s’ouvre davantage à la Chine. Les Chinois veulent notamment franchir la barrière de la langue. Ils se plaignent également du manque d’informations sur les opportunités d’affaires dont regorge le Maroc. L’exemption de visa, instaurée en 2016, a certes occasionné un boom du tourisme chinois au Maroc. En 2017, le nombre de visiteurs chinois a été estimé à 120.000. Cette année, ce chiffre devrait être doublé, indique-t-on, mais les échanges culturels, pourtant véhicule de la promotion des bonnes affaires entre les deux pays, restent faibles entre le royaume et l’«Empire du Milieu». Ce n’est pas tout. L’absence d’une liaison aérienne directe entre Pékin ou Shangai et Casablanca ne manque pas de limiter les opportunités d’affaires, regrettent les opérateurs Chinois. 

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