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Économie

Les députés comptent adopter le PLF dans ses deux parties ainsi que les budgets sectoriels. Auparavant, l’argentier du pays a tracé les grands axes ciblés par le projet.

Le PLF 2019 s’apprête à passer le cap de la Chambre des représentants après que les députés ont eu droit à la réponse du ministre des Finances en réaction aux interventions des groupes parlementaires. Devant les membres de la 1ère instance législative, Mohamed Benchaâboun a mis en avant «la réactivité du gouvernement pour accepter les amendements proposés par la majorité et l’opposition». En effet, 46% des amendements introduits ont émané des deux groupes de l’opposition, «des chiffres exceptionnels qui montrent le climat positif au sein duquel le projet a été discuté», a insisté le ministre des Finances durant son intervention qui a ajouté que «le gouvernement n’a pas procédé par éclectisme que ce soit pour les amendements de la majorité ou de l’opposition». Après avoir passé en revue les principales améliorations qui ont été introduites à la version qui sera soumise à l’appréciation des conseillers, Benchaâboun s’est engagé à ce que la question fiscale soit le principal sujet de 2019, avec des assises qui seront tenues au début de l’année prochaine. Face aux groupes de l’opposition, le ministre des Finances a rejeté les accusations émanant des groupes du PAM et de l’Istiqlal à propos du projet qui «ne manque pas d’audace», selon le ministre qui a défendu les choix et les arbitrages menés par son département durant la préparation du projet.

Un projet de toute la majorité
L’intervention du ministre des Finances devant les députés lui a permis de mettre en exergue les efforts collectifs qui ont été déployés par les partis de la majorité pour élaborer le projet en vue de faire face à la question sociale. «Nous savons tous que le déficit social est important et qu’il est le produit d’un cumul de longues années», a noté le ministre de tutelle pour signifier que l’opposition n’est pas en droit d’imputer à ce gouvernement la responsabilité de la précarité qui touche encore plusieurs catégories sociales. «Au milieu des contraintes budgétaires, nous avons tenu à ne pas altérer le pouvoir d’achat des citoyens et l’injection de 5MMDH qui sera entièrement réservée aux projets sociaux», a précisé le ministre. Les données communiquées aux députés indiquent aussi que les régions restent prioritaires dans la liste des engagements du gouvernement en 2019 avec un montant de 8,4 MMDH qui seront transférées, même si le gouvernement s’attend à ce que les régions améliorent leurs ressources propres qui ne représentent actuellement que 7,2% de l’ensemble des recettes des régions. D’autres indicateurs rapportés par le ministre des Finances laissent dégager l’urgence de l’élaboration du Plan national de la promotion de l’emploi ainsi que la mise en place d’une base de données pour le ciblage des catégories vulnérables. En matière d’auto-emploi, ce sont actuellement 79.000 personnes qui disposent actuellement du statut, dont 33% de femmes. Le gouvernement a accepté un amendement qui revoit à la baisse l’IR appliqué à cette catégorie, de même que l’État devra se désister de ses créances envers les jeunes promoteurs, comme cela a été rapporté durant le grand oral du ministre des Finances devant les députés. 


Le débat sur la dette mal encadré

Face aux critiques de l’opposition par rapport au volume inquiétant de la dette publique, le ministre des Finances a dû apporter plusieurs précisions pour recadrer le débat autour de cette question. «L’amalgame entre les concepts engendre nécessairement un amalgame dans les chiffres», a indiqué Mohamed Benchaâboun pour minimiser l’impact des idées véhiculées par les groupes de l’opposition à propos de la dette. «L’endettement du pays n’est pas l’héritage d’un gouvernement déterminé mais cette politique a permis d’immuniser l’économie nationale», a noté le ministre, qui a mis en avant que l’évaluation de la dette du pôle public nécessite de recourir à la consolidation.

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