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Économie

La Commission talents, formation et employabilité de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) s’est réunie, jeudi en séance plénière. L’objectif est de présenter ses projets et échanger autour de sa feuille de route pour la période 2018-2020 et des chantiers prioritaires.

Lors de sa première plénière, la Commission a reçu comme invité de marque Myriam Khomri, ex-ministre française du Travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, pour débattre autour de la problématique des talents, de l’employabilité et de la formation à l’échelle internationale, notamment en France ainsi que des enseignements pour le Maroc.

Constat
L’ex-ministre française a ainsi salué l’initiative de la commission mais aussi de la confédération. Ceci dans le sens où la notion de l’employabilité n’est pas vraiment connue et développée à l’échelle nationale. L’employabilité, l’un des axes de cette rencontre, est l'aptitude de chacun à trouver et conserver un emploi, à progresser au travail et à s'adapter au changement tout au long de la vie professionnelle. Pour elle «s’emparer de cette nouvelle notion de l’employabilité représente une initiative symbolique pour le marché entrepreneurial marocain. Elle montre également que le patronat et les entreprises marocains souhaitent prendre une place en matière d’amélioration de l’employabilité de leurs salariés». En effet, Myriam Khomri assure que «ce genre d’initiatives sont déterminantes. Dans le sens où elles permettent de consolider la performance sociale des entreprises, mais également leur performance économique». Cette dernière a par conséquent insisté sur le fait de devoir prendre en considération la reconnaissance des compétences qu’acquiert un salarié pendant sa vie professionnelle. «En France comme au Maroc, nous sommes encore cantonnés à l'importance du diplôme pour évaluer l’expérience et la compétence d’un employé. La validation des acquis de l’expérience représente une solution pour valoriser les compétences des salariés mais aussi améliorer la productivité et l’attractivité de l'entreprise», martèle cette dernière. La problématique que rencontre le marché marocain réside dans le fait qu’en général dans une entreprise ou une organisation, le profil des postes proposés est en constante évolution.

Une feuille de route
Les changements de conjoncture économique et leurs conséquences sur les évolutions des savoir-faire et des techniques employées peuvent demander une formation supplémentaire ou une adaptation conjointe de l'entreprise et du salarié. D’où la présentation lors de cette plénière de la feuille de route de la Commission talents, formation et employabilité de la CGEM. Ladite feuille de route se présente sous trois axes dont le premier porte sur les talents, question sur laquelle la commission mène «une réflexion approfondie», notamment la problématique de l’attractivité du Maroc pour les jeunes diplômés, que ce soit au Maroc ou à l’étranger et les fuites des cerveaux. En second lieu, une réflexion est aussi engagée par la commission sur la problématique de la formation qu’il s’agisse de la formation universitaire ou de la formation professionnelle dans le secteur public ou privé. «Sur ce point, nous avons un certain nombre de propositions et de chantiers sur lesquels nous avons l’attention de travailler ensemble», affirme Hamid El Otmani, le président de ladite commission. En ce qui concerne le 3e volet du programme axé sur les talents, la commission envisage de renforcer les capacités des dirigeants des TPME en matière de gestion des talents et des ressources humaines. Elle devrait aussi aider à étoffer l’offre de formation en attirant les universités les plus prestigieuses au niveau mondial et celles dont les spécialités sont peu enseignées au Maroc. La commission envisage également de s’inspirer des nouveaux concepts de formation telle que le modèle de l’École 1337 de l’OCP. «Ces actions représentent une nouvelle approche que nous voulons tester au niveau d’un certain nombre de secteurs et avec quelques fédérations et entreprises en facilitant l’insertion des jeunes», explique El Otmani.

Implication
En tout cas, la Commission talents, formation et employabilité a bien montré sa détermination à interagir avec les organes de la CGEM et les acteurs publics afin d’apporter, à titre indicatif, des propositions concrètes sur une série de thématiques, dont la poursuite de la réforme de la Loi sur la formation continue et notamment sur les volets gouvernance, les contrats spéciaux de formation (CSF) et les groupements interprofessionnels d'aide au conseil (GIACS), l’accélération de l’opérationnalisation de la stratégie nationale de la formation professionnelle 2021, le développement de contrats d’apprentissage en collaboration avec les universités et les grandes écoles, la proposition de programmes de formation par alternance et de formation duale avec l'implication de l’entreprise dans la formation. Il s’agit également de la mise en place au sein des universités des chaires de recherche cofinancées par les grandes entreprises et le secteur public, le lancement de cycles de formation orientés, de 6 mois, pour les jeunes issus des filières scientifiques et la mise à la disposition des entreprises de plateformes technologiques et d’expertise des universités. Pour rappel, l’une des priorités de la nouvelle direction de la CGEM est la promotion de l’emploi et la lutte contre le chômage. C’était l’un des axes prioritaires défendus par Salaheddine Mezouar lors de sa campagne électorale et de ce fait l’un des premiers chantiers pris en charge après son élection. 

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