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Économie

Il s’agit de dépasser les frictions politiques pour présenter des amendements communs visant à améliorer le corps du projet de Loi de finances qualifié d’avantageux. Faouzi Lekjaa, directeur du budget, reconnaît que les niveaux de croissance réalisés jusqu’ici ne permettent pas de répondre aux problématiques sociales et économiques du pays.  

Les groupes parlementaires de la majorité ont organisé, hier à Rabat, une journée d’étude sur les enjeux du projet de Loi de finances 2019. D’entrée de jeu, les présidents de ces groupes ont abondé dans le même sens, celui d'une nécessaire solidarité afin de dépasser les frictions politiques et présenter des amendements conjoints visant l’amélioration des dispositions du PLF 2019. «Notre mission est de servir les intérêts des citoyens en agissant sur le plus important projet de loi de l’année», a lancé  le chef du groupe Haraki à la première chambre et désormais coordinateur des groupes de la majorité. Une tâche qui n’est pas de tout repos dans une conjoncture marquée par des pressions sociales et une certaine fragilité parmi les rangs même de la majorité. Pour lui, le gouvernement doit faire preuve de plus de disponibilité pour les échanges avec le Parlement et principalement les composantes de la majorité. En tout cas, les discussions marathoniennes qui débutent autour du PLF et des budgets sectoriels seront   l’occasion de rencontrer les ministres et d’interagir sur les sujets chauds et les attentes des citoyens.

Priorité aux secteurs sociaux
Dans le même ordre d’idées, Abdellah Bouanou, président du groupe PJD, a mis l’accent sur le rôle que les partis politiques doivent jouer à la lumière des orientations royales du discours d’ouverture de l’année législative le 12 octobre. Il a aussi énuméré les points positifs du PLF concernant notamment les dispositions en faveur des TPME ou encore le fort soutien des secteurs sociaux, principalement l’éducation et la santé. Abderrahmane Ablila du Rassemblement constitutionnel a passé en revue les contraintes du PLF marquées par la baisse de la croissance mondiale, le rétrécissement des dons du Golfe et un prix du baril en hausse.

D’ailleurs parmi les hypothèses sur lesquelles le PLF s’est basé figure un baril à 70 dollars mais qui reste susceptible comme c’est souvent le cas de connaître des hausses parfois vertigineuses. Toutefois, comme l’a mis en avant Mubarak Sbai, président du groupe des conseillers du Mouvement populaire, il est primordial de sortir d'une logique purement arithmétique et financière pour envisager un budget basé sur les résultats. Versant dans le même sens, Aicha Lablak du PPS, a insisté sur les intérêts citoyens face aux calculs politiciens. Elle a surtout interpellé les responsables gouvernementaux sur la manière dont le Maroc pourra résister aux fluctuations du contexte mondial et régional et devient au contraire un acteur actif. Ce sont là des réflexions au-delà de l’aspect purement budgétaire et financier, qui montrent une prise de conscience par les parlementaires de la majorité de l’importance d’un débat ouvert sur la croissance et son corollaire qu’est l’intérêt public.

Prenant part à la journée d’étude, Faouzi Lekjaa, directeur du budget, n’y est pas allé par quatre chemins pour affirmer que les niveaux de croissance du Maroc ne lui permettent pas aujourd’hui de répondre aux problématiques sociales et économiques. «Il faut des taux de croissance plus élevés et je peux vous dire qu’il y a de la marge notamment en cherchant les bons mécanismes de répartition juste de la richesse, une bonne politique fiscale et la réalisation des équilibres spatiaux», a déclaré Lekjaa. Dans ce sens, l’efficacité budgétaire en tant que nouveau critère d’évaluation de l’exécution de la Loi de finances devient une nécessité incontournable. En effet, l’année 2019 sera celle de la mise en oeuvre effective de la nouvelle Loi organique des finances qui introduit cette notion d’efficacité au même titre que le budget triennal. Ainsi, chaque département ministériel doit fournir en plus de son budget sectoriel un rapport d’efficacité budgétaire. Dans le même temps, les recettes de l’IS sont le carburant de l’économie et toute baisse se fait ressentir de manière sensible. Ceci dans un temps où la volonté d’élargissement de l’assiette fiscale se heurte indéniablement à l’informel qui a la peau dure.  


Soutien aux PME et TPME

 Faouzia Zaâboul, directrice du Trésor et des finances extérieures au ministère des Finances, a annoncé une proche mise en place d’un fonds de garantie dédié au financement participatif au profit des PME et TPME. Ce fond sera bientôt soumis à l’appréciation du Conseil supérieur des oulémas pour avis. Il viendra en appoint des politiques de facilitation de l’accès au financement des TPME depuis la réforme du système de garantie en 2009. Selon les chiffres disponibles, durant la dernière décennie, pas moins de 34 MMDH de garanties ont été concédés pour des prêts totalisant les 64 MMDH et la création de 30.000 projets. Zaâboul a par ailleurs confié que son département est en train de préparer un portail électronique qui rassemble toutes les informations liées aux mécanismes de soutien au profit des TPME. C’est une nouvelle stratégie nationale d’intégration financière qui vise à faciliter l’accès au financement de ces structures, qui représentent 99% du tissu économique.

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