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Économie

Il s’agit d’un projet de jumelage avec l’UE qui bénéficiera à 1.500 cadres administratifs pour une meilleure appropriation des objectifs de la nouvelle loi organique des finances. Financé à hauteur de 1,2 million d’euros, ce programme d’accompagnement sera étalé sur 24 mois pour un transfert de savoir-faire.

Adoptée par le Parlement en juin 2015, la loi organique 130-13 relative à la Loi de finances s’inscrit lentement dans les mœurs de l’administration marocaine. Sa mise en œuvre qui s’étale sur 5 ans, doit être bouclée en 2020 et c’est dans ce contexte marqué par le besoin de renforcer les capacités des cadres de l’administration et d’implémenter les objectifs de la LOF qu’un jumelage institutionnel a été lancé hier à Rabat. S’étalant sur 24 mois (2018-2020), ce jumelage prend la forme d’une coopération entre la direction du Budget du ministère des Finances et l’Agence française d’expertise technique internationale (Expertise France). Financé par l’Union européenne à hauteur de 1,2 million d’euros et géré avec l’appui de la direction du Trésor et des finances extérieures (Cellule d’accompagnement du Programme réussir le Statut Avancé) relevant du ministère des Finances, ce programme de formation  mobilise 34 experts français au profit de 1.500 cadres de l’administration marocaine. Il s’agit d’à améliorer la lisibilité des programmes budgétaires des politiques publiques et à ancrer les principes de bonne gouvernance et de responsabilité chez les gestionnaires publics. Justement, ce jumelage s’inscrit dans le programme Hakama, lancé depuis 2013 entre le Maroc et l’UE dans le cardre de leur partenariat stratégique. Mohamed Boussaid a mis l’initiative dans son contexte marqué par le rapprochement du Maroc de l’Acquis et les bonnes pratiques de l’UE.

Le ministre des Finances a expliqué que la LOF s’inscrit dans ce mouvement de réforme à travers l’ancrage de trois principes fondamentaux, à savoir la performance, la transparence et la reddition des comptes. Cette dynamique va de pair avec le plan national de convergence réglementaire dont l’objectif est de moderniser et mettre à niveau l’administration pour un partenariat plus fructueux avec le partenaire européen. En introduisant le budget triennal dès le prochain projet de loi de finances et la programmation par projet, la culture du résultat devrait enfin faire son entrée. Le choix que l’UE a porté sur la France pour mener ce jumelage et cet accompagnement de la politique financière marocaine, trouve sa raison dans les similarités législatives et procédurales qui existent entre les deux pays sans oublier les affinités économiques et culturelles.

Pour Claudia Wiedey, ambassadeur, chef de la délégation de l’UE au Maroc, c’est un projet qui s’inscrit dans la volonté de réforme de la gestion financière au Maroc. Outre, cette initiative qui porte sur la LOF, elle a annoncé d’autres projets de jumelage en cours ou qui seront lancés avant la fin de l’année 2018 notamment avec la Cour des comptes, la Direction générale des impôts, la Trésorerie générale du royaume ou encore la Direction des entreprises publiques et de la privatisation. Elle a, dans ce sens, mis en valeur l’importance de ce transfert de savoir-faire qui touche à toutes les thématiques de la gouvernance financière. Cette circulation des bonnes pratiques a été qualifiée par Jean-François Girault, ambassadeur de France à Rabat, comme un ressort nécessaire pour la viabilité des systèmes administratifs et de gouvernance publique. Patrick Delage, chef de projet jumelage de l’État membre (France), a expliqué qu’in fine, ce projet positionnera le Maroc comme pays référent dans la région en matière de gestion budgétaire.

En effet, parmi les composantes de ce projet, étaie Delage, figurent la conception et la budgétisation des programmes, la nomenclature budgétaire qui mérite un dépoussiérage. Résultat : le budget de l’État est structuré par des programmes conformément aux règles établies. Parmi les autres composantes du programme de jumelage figurent aussi l’audit de la performance, le contrôle et l’audit interne devant accompagner la mise en place de la démarche de performance. 

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