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Le plafonnement des tarifs pratiqués par les établissements d’enseignement privé ne peut se faire qu’en amendant la loi régissant le secteur. C’est ce que compte faire le ministère de tutelle qui planche sur la révision du texte 06-00 formant statut de l'enseignement scolaire privé et ses textes d’application.

Un million d’élèves poursuivent leurs études dans des établissements scolaires privés. L’enseignement privé accueille en effet 14% des élèves inscrits dans le système éducatif marocain. L’objectif est de porter ce pourcentage à 25% à l’horizon 2024. Le secteur, bien qu’il soit prisé par les familles en quête d’une bonne qualité d’enseignement, est vertement critiqué à cause notamment des tarifs pratiqués qui varient d’un établissement à un autre. Saignés à blancs, les parents se retrouvent dans l’obligation d’accepter l’augmentation répétitive des tarifs pratiqués par les établissements privés, considérés par l’État comme des entreprises. Le ministère de tutelle est souvent interpellé sur cette question par les parlementaires qui appellent à trouver des solutions urgentes à cette problématique.

À l’heure actuelle, le gouvernement ne peut rien faire pour remédier à cette situation, comme vient de le souligner aux conseillers le ministre de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique Said Amzazi. La loi 06-00 régissant le secteur scolaire privé et ses textes d’application ne permettent pas au département de tutelle de réglementer et de contrôler les prix pratiqués. Aussi une grande disparité est-elle constatée entre les établissements scolaires en matière de frais d’enregistrement annuels et de mensualités scolaires. Pour le ministre de tutelle, les tarifs sont fixés en fonction de la position de l’établissement ainsi que des services offerts qui sont soumis au principe de l’offre et de la demande, et varient généralement entre 300 et 3.000 DH (voire plus).

Le gouvernement est appelé à la rescousse pour parer à l’anarchie des prix et aux augmentations annuelles injustifiées. L’Éducation ne peut, en effet, être appréhendée comme les autres services libéralisés. Le ministère de tutelle compte réviser l’arsenal juridique régissant l’enseignement scolaire privé dans le cadre de la vision stratégique 2015/2030. Il est ainsi prévu de mettre en place des cahiers des charges réglementant et régissant les mesures incitatives selon la nature de l’investissement, l’emplacement géographique et les cycles d’enseignement. Sera également pris en considération le respect de l’engagement des établissements bénéficiaires en matière d’application de frais de scolarisation répondant aux moyens du plus grand nombre de familles et de couches sociales, ainsi que leur adhésion aux programmes de lutte contre l’analphabétisme et l’éducation non formelle. La fixation des tarifs est fortement demandée par les familles, mais il faut dire que ce ne sera pas une tâche aisée car les écoles ne sont pas au même niveau en termes d’offre. Le secteur n’est pas homogène.

L’offre des établissements scolaires privés est hétéroclite aussi bien sur le plan pédagogique que sur celui des tarifs pratiqués. Pour fixer les prix dans cet univers disparate, il s’avère indispensable de classifier les établissements scolaires. Ce projet est en vue depuis des années au sein du ministère de l’Éducation nationale. C’est de cette manière qu’il sera possible de fixer des fourchettes de prix en se basant sur les prestations de chaque école. Outre les tarifs, le contrôle de la qualité de l’enseignement est un élément fondamental. Les inspections générales et les académies régionales de l’éducation et de la formation sont appelées à renforcer leur contrôle pour s’assurer du respect de la qualité de l’enseignement privé qui est en train d’évoluer au fil des années. Il devra être bien contrôlé car le secteur est résolument stratégique.

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