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Économie

L’utilisation de la poudre de lait ou préparation laitière en poudre dans toutes sortes d’aliments « ne représente aucun enjeu sanitaire », souligne le ministère de l'Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts.

Dans un communiqué, le ministère apporte un éclairage quant aux différents aspects liés aux questions soulevées dernièrement au sujet de l’utilisation de la poudre de lait dans la préparation du lait frais au Maroc.

Selon le ministère, la poudre de lait ainsi que les préparations laitières font l’objet d’importations régulières au Maroc par les opérateurs du secteur agro-alimentaire et sont utilisées dans la fabrication de divers produits (dérivés laitiers, chocolat, biscuits, confiserie, fromage fondu).

A fin mai 2018, l’importation de la poudre de lait et des préparations laitières en poudre s’est située à 14.700 T, indique le communiqué, ajoutant que seuls 28% des volumes importés ont été réalisés par les industriels laitiers (4.100 T), soit 5 % de la production nationale de lait pendant cette période.

Dans plusieurs pays, la poudre de lait est même utilisée dans la fabrication du lait pasteurisé et UHT, ajoute la même source.

Le communiqué note que le Maroc a fait le choix d’interdire complètement l’utilisation de la poudre de lait et des préparations laitières en poudre dans le lait frais pasteurisé, relevant que pour le lait UHT, elle n’est possible qu’en cas de dérogation basée sur des besoins spécifiques.

L’objectif d’un tel parti pris émane de la volonté du Maroc de protéger l’amont agricole et les intérêts des petits éleveurs et paysans à travers le maintien d’une activité de collecte de lait frais constante et régulière, ajoute la même source.

Quant à la reconstitution du lait à partir des préparations laitières et du beurre, le ministère précise « qu'elle ne présente pas d’intérêt économique particulier », soulignant que « compte tenu du prix actuel de ces matières, le coût du lait reconstitué se situerait à 4 dh/litre, ce qui est équivalent, voire 15% plus cher que le prix moyen du lait payé aux producteurs par les industriels laitiers ».

« compte tenu de la situation particulière survenue dans le secteur laitier et afin de prévenir toute irrégularité ou non-respect des réglementations en vigueur, plusieurs actions ont été menées afin de protéger les intérêts des éleveurs et des consommateurs », poursuit le communiqué.

S’agissant des opérations de contrôle menées par l’ONSSA sur les produits laitiers, des bilans-matière de l’utilisation du lait frais et de la poudre de lait ou préparation laitière en poudre ont été effectués sur les 5 derniers mois sur la base des registres présentés par les industriels, fait savoir la même source.

« Ces bilans-matière font ressortir que les quantités de lait collectées auprès des éleveurs couvrent les besoins pour la préparation du lait pasteurisé et UHT », explique le communiqué, notant qu’ « un reliquat de lait frais est même dégagé et est utilisé selon les industriels dans la fabrication des dérivés laitiers ». Aussi, les bilans-matière ne peuvent démontrer une utilisation de la poudre dans la fabrication du lait pasteurisé et UHT, note le texte.

Le ministère précise, par ailleurs, que « dans le secteur laitier, la poudre de lait ou préparation laitière en poudre est commune et autorisée pour la préparation des dérivés laitiers, tels que les laits fermentés, yaourts, fromages et desserts lactés ».

« Les opérations de veille et de contrôle se poursuivent de manière régulière et que tout écart ou infraction aux réglementations en vigueur sera sanctionné », assure le ministère.

La même source rappelle que « l’utilisation du lait en poudre dans la fabrication des laits pasteurisé et UHT est interdite en vertu de l’article 9 du décret n 2-00-425 du 7 décembre 2000 relatif au contrôle de la production et de la commercialisation du lait et produits laitiers ».

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