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À 10 jours des élections du Conseil supérieur de la presse (CSP), l’expérience belge en matière de la déontologie des médias a été présentée à l’Institut supérieur de l’information et de la communication (ISIC). Benchmark.

Quelle éthique et déontologie dans un contexte dominé par le buzz et les fakenews ? Sous quelle forme la régulation des médias doit-elle s’exercer ? Ce sont, entre autres, les questions évoquées par Alain Vaessen, journaliste à la Radiotélévision belge de la Communauté française (RTBF) et membre du Conseil déontologie journalistique (CDJ) belge, lors d’une conférence animée à l’ISIC de Rabat le 7 juin, en présence des étudiants du master «Production de contenus audiovisuels et numériques». Pour ce journaliste belge, «le chemin pour les médias de retrouver leur crédibilité passe par le respect de la déontologie», rappelle-t-il. Et d’ajouter : «Ces règles nous imposent de faire mieux que les réseaux sociaux en termes de qualité de l’information».

Autorégulation
Pour y arriver, la Belgique a choisi l’autorégulation de la profession. Le CDJ voit le jour en 2009. Une association est créée pour gérer cette instance autonome des pouvoirs publics. «Le CDJ compte un tiers de journalistes professionnels, un tiers d’éditeurs et un tiers de représentants de la société civile», détaille Vaessen. Cette instance vise plusieurs publics et ses objectifs traduisent cette diversité de cibles. Dans l’ensemble, ce conseil se fixe trois missions : Codifier et affiner les règles déontologiques applicables au traitement de l’information dans les médias, informer le public et le secteur des médias et enfin traiter les plaintes et intervenir en tant que médiateur entre les parties concernées par la plainte afin d’aboutir à une solution satisfaisante dans le respect des règles de responsabilité journalistiques spécifiques à chaque type de médias. Depuis, le CDJ a gagné en crédibilité et reçoit et traite les plaintes du public. En 2017, le conseil a reçu 116 plaintes. Pour assainir la relation avec le public, le journaliste belge recommande, avant tout, de respecter les fondamentaux de la déontologie des médias que sont : «La véracité des faits, l’indépendance, le respect des personnes et le droit à la rectification». Le futur conseil supérieur de la presse au Maroc aura à faire respecter ces principes fondateurs, dans un contexte médiatique où les atteintes à la déontologie sont légion…

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