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Économie

Le rapport de l’OCDE apporte un nouveau regard sur le développement du Maroc qui est appelé à réorienter certains éléments de réforme. L’entrée du royaume dans le club des pays émergents et la réussite d’un développement dynamique et équitable sont tributaires d’un processus de transformation continue.

Àl’heure où le Maroc a lancé la réflexion autour de son modèle de développement, les pistes de réformes proposées par le second rapport de l’examen multidimensionnel de l’OCDE, découlant d’une analyse minutieuse comparative de différentes institutions nationales et internationales, tombent à point nommé. Il s’agit d’une opportunité pour identifier les lacunes qui doivent être traitées, comme l’a souligné le chef de gouvernement Saâdeddine El Othmani. Le rapport réalisé par le Centre de développement de l’OCDE donne un éclairage aux décideurs marocains autour des réformes qui pourraient être mises en œuvre pour réorienter certains éléments de son modèle de développement en vue d’atteindre ses objectifs. Certaines recommandations confortent le gouvernement dans son diagnostic et ses orientations. Certes le Maroc dispose d’atouts considérables mais les défis à relever sont de taille pour que le royaume puisse concrétiser son objectif d’accéder au club des pays émergents. Afin que le pays puisse entrer dans une nouvelle étape de son développement, il aura besoin, selon l’OCDE, de maintenir un programme de réformes ambitieux capable de soutenir la croissance, la stabilité et l’équité. Un processus de transformation continue s’impose. Certes, les réformes engagées vont dans la bonne direction, mais elles doivent faire face à un contexte mondial dynamique et en mutation. Pour réussir le double défi d’une croissance durable et d’une trajectoire de développement inclusive, le Maroc est appelé à miser sur le développement de la compétitivité de ses entreprises industrielles de façon à asseoir une croissance et la création d’emplois de qualité. Bien que le Maroc dispose d’une vision de son développement futur. L’OCDE pointe du doigt la déclinaison de cette vision en objectifs prioritaires qui est éclatée entre différentes stratégies sectorielles. L’ambition de rejoindre le rang des pays émergents, à elle seule, n’est pas suffisante. Encore faut-il que les grandes orientations stratégiques soient traduites de façon détaillée en termes d’objectifs et de priorités. Aussi, faut-il adopter un document d’orientation de politique générale à long terme pour pouvoir déterminer et prioriser les objectifs à atteindre et ainsi fédérer et arbitrer entre les différentes stratégies sectorielles. À cet égard, rappelons que le chef de gouvernement a souligné, à plusieurs reprises, l’impératif de la convergence entre les politiques publiques. Plus que jamais, l’interconnexion entre les départements s’impose. La présidence du gouvernement doit être dotée d’un tableau de bord regroupant tous les ministères. Un tableau de convergence des politiques publiques est en cours d’élaboration. L’OCDE plaide pour une meilleure cohérence dans la définition des politiques publiques de l’éducation, de la formation et de l’emploi pour permettre de relever plus rapidement le défi du développement des compétences au Maroc.                         

L’emploi de qualité, un défi de taille
Pour entamer une nouvelle étape de son développement, l’OCDE incite le Maroc à viser dans le cadre de ses réformes futures le grand défi de la création d’emplois de qualité. Le Maroc doit agir sur différents plans, selon Mario Pezzini, directeur du Centre de développement de l’OCDE et conseiller spécial auprès du secrétaire général de l’OCDE chargé du développement. Il s’agit notamment de la nécessité de capitaliser sur les expériences concluantes des licences professionnelles et des masters spécialisés et d’élargir l’offre tant en termes de filières que de nombre de bénéficiaires. La multiplication des partenariats avec le secteur privé est également importante, notamment pour l’enseignement technique et professionnel pour favoriser les expériences de stages et de formations en milieu professionnel. Au niveau de la demande de formation, un système d’orientation professionnelle plus développé devrait mettre en évidence les meilleurs débouchés de certaines formations techniques et encourager les étudiants à les suivre. Le directeur du Centre de développement de l’OCDE plaide pour un véritable système d’information cohérent sur le marché du travail et de la formation qui permettrait de mieux anticiper les besoins du marché du travail et de formuler des politiques plus fines.   Par ailleurs, les réformes engagées par le Maroc devront contribuer à donner une nouvelle impulsion à la transformation structurelle pour pérenniser la croissance et ouvrir de nouvelles opportunités pour les Marocains et contribuer à augmenter l’efficacité de l’action de l’État et la rendre plus cohérente.


Le Centre de développement de l’OCDE

L’examen multidimensionnel du développement au Maroc est établi par le centre de développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Créé en 1962, ce centre est un forum indépendant consacré au partage des savoirs et au dialogue, sur un pied d’égalité entre les pays membres de l’OCDE et les économies en développement. Aujourd’hui, il regroupe 27 pays de l’OCDE et 25 pays non membres de l’OCDE. Le centre se concentre sur les problèmes structurels émergents susceptibles d’avoir un impact sur le développement mondial et sur des enjeux de développement plus spécifiques auxquels sont confrontées les économies émergentes et en développement. Au moyen d’analyses factuelles et de partenariats stratégiques, il aide les pays à formuler des politiques économiques innovantes pour répondre aux défis mondiaux du développement.

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