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Économie

Salaheddine Mezouar est le nouveau président de la CGEM pour un mandat de trois ans (2018-2021). «Les Inspirations ÉCO» vous fait revivre les moments forts de cette élection.

Il est 16 h, l’assemblée générale ordinaire et élective (AGOE) de la CGEM arrive à son terme. Salaheddine Mezouar et Faïçal Mekouar ont gagné la course à la présidence et vice-présidence de la confédération patronale. Meriem Bensalah-Chaqroun, présidente sortante, prend le micro. Son dernier mot est : «Vive la CGEM, Vive le Maroc». «Et vive la démocratie», renchérit Mezouar, euphorique, affiche sa légitimité démocratique basée sur une victoire sans appel face à son concurrent du jour, Hakim Marrakchi. Pourtant, durant cet après-midi, le candidat favori a affiché des moments de fébrilité.

Confessions de candidats
À 14h, Karim Mouttaki et son Comité de suivi électoral reprend les commandes de l’AGOE. «Avant de démarrer cette élection, j’ai un message à vous adresser», annonce le président de la Commission juridique à la CGEM face à une salle suspendue à cette annonce. «Lalla Meriem, je vous remercie pour vos réalisations», adresse-t-il affectueusement à sa présidente. Nouvelle standing ovation par une salle comble. Après les hommages, place aux élections. Les deux candidats sont appelés pour le tirage au sort des présentations de chaque candidat. Marrakchi, studieux, est le premier à se présenter. Mezouar n’est pas dans la salle. Son binôme, Fayçal Mekouar, le cherche, il tente de le joindre par téléphone. Un court instant la salle plonge dans un long moment de vide. Mezouar répond finalement à Mekouar. «Il arrive dans 2 minutes», rassure le colistier, légèrement déstabilisé. Le candidat Mezouar rentre dans la salle, le pas affirmé. Le tirage au sort permet à l’ex-président de l’AMITH de prendre la parole en premier pour dix minutes. Mezouar se présente au pupitre. Les trais tirés, signe d’une campagne électorale intense, le candidat décline son programme et surtout son intime conviction: «certains me disaient que j’avais plus à perdre qu’à gagner avec ce retour aux sources. Finalement, c’est mon sens de l’intérêt général qui l’a emporté». La présentation est sobre. Un discours sans surprises. L’ex-ministre maîtrise l’exercice jusqu’à ce qu'il soit bousculé par le chrono. «Il vous reste deux minutes», lui lance Mouttaki. Mezouar perd le fil de son discours. Il conclut en appelant à «un vote large» en sa faveur. C’est au tour de Hakim Marrakchi et d'Assia Benhida d’enchaîner. Ce binôme surprend sur la forme. Les outsiders choisissent de démarrer par une vidéo. Benhida assure la voix off. La mise en scène est étudiée. Marrakchi prend ensuite la parole. Il s’adresse en premier…à sa famille. Il choisit un discours du cœur mais épris de pragmatisme. Des propos qui récoltent des applaudissements au fonds de la salle, là où on repère les dirigeants des PME. Surprise de taille, en plein discours de son concurrent, Mezouar quitte la salle. Les regards se tournent vers l’ex-chef de la diplomatie marocaine. Marrakchi est pris de court. Il souhaite revenir sur les «anicroches» de la campagne avant de se rétracter. Dans l’ensemble, le patron de Maghreb Industries réussit en grande partie son passage devant ses pairs. C’est la première surprise de cette après-midi électorale. La belle prestation de Marrakchi ne pèsera pas lourd au moment du vote. Cette élection patronale ne se gagne pas sur les joutes verbales. À 15h, le vote démarre. L’organisation est irréprochable. Dix urnes permettent un vote fluide. Le dépouillement des bulletins démarre avant que prévu. Les premiers résultats fuitent. Mezouar-Mekouar sont donnés largement gagnants. Les soutiens du binôme se chargent de diffuser la bonne nouvelle. Mezouar est entouré de ses soutiens. L’heure est aux premiers selfis avec le futur président. Les soutiens de Marrakchi-Benhida s’éclipsent de la salle. À 16h, les résultats tombent. La victoire est nette. Mezouar-Mekouar obtiennent 77,96% des 6.635 voix. Malgré cette victoire tranchée, le nouveau président se veut rassembleur.  Mezouar appelle à la tribune ses concurrents. La photo de famille unie est parfaite. Pour son premier discours de président, le nouveau patron des patrons veut maintenir l’élan de la mobilisation. «Il y a autant d’attentes que de défis. Pour cette raison, il faut maintenir le rassemblement et la mobilisation», appelle-t-il. Sa vision de la CGEM est résumée dans sa conclusion : «Le secteur privé doit assumer son rôle social et économique. Nous sommes une force d’influence, nous sommes une force d’orientation sur les questions économiques et la CGEM doit être incontournable sur ces questions». En clôture, Mezouar rappelle son engagement de campagne : «Je mets entre parenthèse mes fonctions politiques pour me consacrer à la cause de l’entreprise».

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