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Le contexte actuel, marqué par l’émergence de mouvements sociaux et l’atrophie  du rôle de médiation des syndicats, impose la révision du système de dialogue social.  Le président du CESE appelle à la mise en place d’une gestion rénovée de ce dialogue.

Àl’heure où le dialogue social piétine, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a organisé, lundi,  une rencontre internationale sur l’importance du renouveau de ce mécanisme. Aujourd’hui, plus que jamais, il s’avère on ne peut plus nécessaire de repenser aussi bien la méthodologie de ce dialogue, son contenu et ses différentes composantes. Cette mission ne s’annonce pas de tout repos dans le contexte actuel marqué, d’une part, par l’émergence des mouvements sociaux et, d’autre part, par les innombrables évolutions du marché du travail. «Le chemin à parcourir, pour la mise en place d’un modèle de dialogue social, à même de répondre aux défis dictés par les transformations du monde du travail, reste long», souligne Nizar Baraka, président du CESE (photo).

Le conseil appelle dans sa charte sociale les partenaires sociaux à ériger en priorité la réflexion aux nouveaux fondamentaux du dialogue social, sa modernisation et l’amélioration de son contenu. Les défis sont de taille pour le gouvernement qui doit agir sur plusieurs fronts et être en phase avec les mutations sociales. Le modèle classique du dialogue social est dépassé et doit être révisé pour répondre aux exigences de la phase actuelle. Une conviction affichée par Mohamed Yatim, chef du département du Travail et de l’insertion professionnelle. Face aux mouvements sociaux, les capacités d’encadrement des centrales syndicales sont mises à rude épreuve en raison de l’émergence des mouvements sociaux «encadrés» par d’autres canaux, comme les réseaux sociaux et les coordinations.

De plus en plus, les syndicats sont en perte de vitesse comme en témoigne le taux de syndicalisation au Maroc qui demeure très faible. Les défis d’encadrement de la population ne concernent pas uniquement les syndicats, mais aussi les partis politiques et les associations, selon Yatim. Ainsi, le renforcement de la médiation sociale organisée s’impose dans le contexte actuel. C’est, d’ailleurs, dans ce cadre que s’inscrit la réflexion sur la charte sociale, nouveau cadre contractuel avec les différents partenaires et acteurs sociaux. Le pari n’est pas gagné d’avance car il nécessite outre une ferme volonté politique, le lancement de bon nombre d’actions concrètes. Mais, le jeu en vaut la chandelle, il est primordial de veiller à la préservation de la paix sociale. Cette question ne passe pas uniquement par le développement des mécanismes du dialogue social, mais aussi par d’autres préalables dont la nécessité de limiter le chômage des jeunes. Un point soulevé par Irène Mingasson, chef de l'Unité «Programmes régionaux pour le voisinage méridional» à la Commission européenne : le taux de chômage très élevé des jeunes est un risque de déstabilisation. La contradiction entre le nombre des jeunes chômeurs et celui des postes vacants doit interpeller les pouvoirs publics sur l’impératif d’agir sur l’inadéquation des compétences. Au Maroc, cette problématique est soulevée depuis des années sans pour autant qu’une formule efficace soit mise sur les rails pour augmenter le taux d’intégration des jeunes diplômés dans le marché du travail. Le dossier de la promotion de l’emploi est l’un des points essentiels à inscrire au menu du dialogue social. Son traitement ne doit pas être uniquement d’ordre quantitatif.

À cet égard, le président du CESE estime qu’il faut repenser le travail décent, les conditions de travail et la protection sociale pour encadrer non seulement les nouvelles formes de travail qui existent déjà aujourd’hui, mais aussi celles qui pourraient prédominer à l’avenir, tels que le télétravail, le travail géré par des contrats à durées déterminées, le travail à domicile, le freelance, la pluriactivité et l’auto-emploi, et qui induisent l’émergence de nouvelles formes d’organisation de travail remettant en cause la relation entre l’employé et l’employeur.

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