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Économie

Casablanca abrite, les 10 et 11 mai, le forum d'affaires des pays membres de l'Accord d'Agadir et les pays d'Afrique de l'Ouest, membres de l'Organisation de la coopération islamique (OCI). Le commerce entre les deux parties demeure en deçà des aspirations.

Ce jeudi, les pays membres de l'Accord d'Agadir et les pays d'Afrique de l'Ouest, membres de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) se sont donnés rendez-vous à Casablanca pour prendre part au forum d’affaires organisé par la Société internationale islamique de financement du commerce (SIFC) et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) en partenariat avec le Centre islamique pour le développement du commerce (CIDC) et l'Unité technique de l'accord d'Agadir (UTA). L’objectif de ce forum qui se poursuit aujourd’hui est de développer le commerce et l'investissement entre les pays membres de l'Accord d'Agadir (Maroc, Tunisie, Égypte et Jordanie) et les pays d’Afrique de l'Ouest. Il convient de rappeler que le commerce entre les deux parties s'est établi en 2016 à 2,1 milliards de dollars, soit le double en 2010. Un niveau qui demeure en deçà des aspirations sachant que le potentiel commercial de ces pays est de l'ordre de 205 milliards de dollars, dont seulement 1% est exploité. Pour dire que beaucoup reste à faire. D’ores et déjà, ces pays misent sur les flux des investissements vers l'Afrique pour donner un réel coup de fouet aux volumes des affaires.

Le rôle du secteur privé est ainsi déterminant. Dans ce sillage, les agences de promotion du commerce devraient notamment se concentrer sur la nécessité d'accroître l'efficacité des foires commerciales et expositions spécialisées. Les forums d'affaires doivent aussi s'adapter aux mutations de l'économie mondiale et du monde des affaires qui ne cessent de se transformer suite à la révolution numérique. Bref, les défis sont énormes comme l’ont d’ailleurs souligné les participants à cette rencontre. Ceux-ci ont en effet plaidé pour l'identification des problèmes rencontrés par la communauté d'affaires en se focalisant sur la proposition de solutions générales et sectorielles pour améliorer l'existant et exploiter le potentiel en appelant le secteur privé et les décideurs à promouvoir leurs solutions et services ainsi que les différentes actions d'accompagnement. Ils ont évoqué à ce niveau les barrières non tarifaires aux frontières et à l'intérieur des frontières, l'échange de l'information commerciale et d'opportunités d'affaires ainsi que la connectivité entre les opérateurs et administrations des régions arabe et africaine à travers E-logistics. Malgré ces difficultés, des réunions B2B sont prévues à cette occasion dans des secteurs spécifiques tels que l'agro-industrie, les produits pharmaceutiques, les cotons et textiles et les peaux et cuir. C’est d’ailleurs l’objet d’un tel rendez-vous, qui a vu jeudi la signature d’un mémorandum d'entente entre la Banque centrale populaire (BCP) et la Société internationale islamique de financement du commerce (ITFC) en vue de soutenir les flux commerciaux régionaux entre les pays africains et arabes dans le cadre du «Programme des passerelles commerciales arabo-africaines» (AATB). Cet accord s'inscrit dans le prolongement de la première convention de financement de 40 millions d'euros signée en juin 2017 avec l'ABI (Banque Atlantique), filiale bancaire de la BCP basée en Côte d'Ivoire et présente dans 10 pays d'Afrique subsaharienne.

«Ce mémorandum d'entente a été construit sur la ferme conviction de notre stratégie mutuelle en matière de coopération régionale. Grâce aux solides réseaux régionaux de la BCP au sein des pays africains et arabes, nous pouvons étendre le financement ciblé pour soutenir les flux commerciaux régionaux, ce qui reflète exactement le mandat principal du programme AATB (Arab Africa Trade Bridges)», a commenté Hani Salem Sonbol, directeur général de l'ITFC. Dans le cadre de ce mémorandum d'entente, la collaboration se fera en explorant les opportunités proposées par le programme AATB pour développer des interventions spécifiques ainsi que des composantes dédiées au financement et au développement du commerce, outre le renforcement du commerce entre les pays africains francophones et anglophones.

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