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Ils ont signé un accord de mise en oeuvre de l'initiative commune d'appui  à l'électrification rurale en Afrique. La BID lancera bientôt un mapping des centres d'excellence au Maroc à l'image de l'expérience menée en Turquie.

C’est un pas de géant que l'Office national de l'électricité et de l'eau vient de faire vers l'Afrique subsaharienne. Lundi à Rabat, l'ONEE et la Banque islamique de développement ont signé un accord historique qui porte sur la mise en oeuvre de l'initiative commune d'appui à l'électrification rurale en Afrique. Cet accord vise à initier et impulser des programmes d'électrification rurale portés par les gouvernements des pays d'Afrique subsaharienne. De bout en bout, les projets éligibles seront supervisés et appuyés conjointement par l'ONEE et la BID en partant de leur structuration jusqu'à la réalisation des études, la formation et le développement des capacités. Et pour marquer le coup, l'initiative couvre en premier lieu les projets utilisant les énergies renouvelables. Elle arrive justement à point nommé dans un contexte marqué par un important déficit d'électrification dans la région qui impacte négativement le développement de ces pays.

En effet, deux citoyens sur trois en Afrique subsaharienne n’ont pas accès à l’électricité. Par contre, le Maroc a réussi en 20 ans à améliorer considérablement son taux d’électrification rurale, de 18% en 1996 à plus de 99% aujourd’hui. Une expertise et un savoir-faire qui selon Abderrahim El Hafidi, DG de l'ONEE, a permis à l'office de devenir le premier opérateur dans ce domaine au Sénégal à travers deux contrats de concession sur 25 ans sur un territoire de 49.000 km2. Plus récemment, des projets d'envergure ont été lancés au Mali, Niger et Tchad exclusivement de source renouvelable avec un stockage pour deux pays et un raccordement au réseau pour le troisième. Selon Hafidi, ces projets seront opérationnels en 2021-2022 et apporteront de l'électricité pour 19.000 foyers au Niger, 7.000 foyers au Mali et autant au Tchad. Pour d'autres, l'électrification rurale est un facteur déterminant pour le développement humain en Afrique, la lutte contre l'analphabétisme et la croissance de manière globale. Aziz Rabbah, ministre de l'Énergie, des mines et du développement durable, a pour sa part expliqué que cet accord s'inscrit dans une dynamique de partenariat au-delà de l'aspect technique. Il a insisté sur l'importance d'aller vers des solutions contextualisées qui prennent en considération les spécificités de chaque pays et régions de l'Afrique. Et pour jeter les ponts entre les experts africains, Rabbah a donné l'exemple innovant d'un réseau de retraités et de cadres de l'ONEE qui peut être étendu pour devenir un réseau africain.

Dans le même sens, Sidi Mohamed Taleb, directeur du bureau régional de la BID, a annoncé le lancement bientôt d'un mapping des centres marocains d'excellence avec lesquels la banque peut monter des partenariats fructueux à l'image de l'expérience menée en Turquie. Outre l’électrification rurale, l’ONEE a déployé ces dernières années une trentaine de projets dans les pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale touchant tous les métiers de l’électricité en ratissant large, de la Sierra Leone où il avait rétabli en 2006/2007 les moyens de production et de distribution dans la capitale Freetown jusqu'en Gambie où il supervise l’installation de moyens de production à Banjul en passant par le Tchad où il a supervisé la modernisation du réseau de N'djaména et jusqu'en Côte d’Ivoire où il assiste au développement d’une centrale de production de 350 MW. En matière de développement des compétences, le Centre de formation de l’ONEE/Électricité CSTE est classé Centre d’excellence par l’association des entreprises d’électricité d’Afrique et reçoit à ce titre plusieurs dizaines de stagiaires venant des pays d’Afrique subsaharienne. Plus de 300 stagiaires africains ont déjà bénéficié des formations du centre durant les trois dernières années. Cette forte activité de l’office est renforcée par sa présence dans les organisations régionales et continentales. Citons à ce propos son statut de membre observateur depuis 2007 du West African Power Pool (Wapp), organe spécialisé de la CEDEAO chargé du développement du secteur dans la région.

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