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Économie

Le comité chargé de la supervision de la mise en œuvre du schéma national des  infrastructures routières, qui entame sa 3e année, étudie la possibilité de proroger  la durée de ce programme de 5 ans supplémentaires.

Le Comité de pilotage du schéma national des infrastructures routières fait le point sur l’état d’avancement de ce programme et en même temps étudie de nouvelles propositions qui pourront être validées par le comité. La réunion présidée par le ministre de l’Équipement, Abdelkader Amara, intervient dans un contexte où le débat sur les projets en cours dans le monde rural reste la principale préoccupation des groupes parlementaires de la majorité, lesquels ont tenu une plénière consacrée au suivi de la 2e tranche des routes rurales. L’optique du comité de pilotage du schéma national est bien plus large avec en ligne de mire la supervision «du cadre détaillé des infrastructures routières relatives aux autoroutes, voies expresses et routes en termes de construction, d’élargissement, de modernisation et d’entretien à l’horizon 2035», précise le département de tutelle à ce propos. «Après la discussion du schéma national, le ministre a appelé les membres du comité de pilotage à étudier la possibilité de prolonger l’horizon de ce schéma à 2040», ajoute le compte rendu de la réunion. Le comité rappelle aussi que le document de référence de la carte routière a tenu compte de l’avis d’autres départements qui sont concernés de près par la question de l’extension des liaisons routières. La prorogation du délai du schéma a surtout pour objectif «d’établir un cadre anticipatif et prend en considération l’état du réseau routier, l’évolution des besoins, en plus des contraintes relatives au financement ainsi que la complémentarité avec les autres moyens de transport ferroviaire, maritime et aérien», précise le comité.

2 ans de mise en œuvre
Le schéma qui a été établi en 2015 entame sa 3e année de mise en œuvre. En attendant que le comité dévoile un bilan d’étape de l’application des mesures convenues dans le schéma, ce sont les disparités régionales qui sont en tête de liste des préoccupations. La carte des travaux routiers montre que l’achèvement du programme des routes rurales devra atteindre 90% en 2021. Les projets portant sur les routes provinciales et régionales devront, quant à eux, s’accélérer au sein de plusieurs communes prioritaires au vu des plans d’action projetés. Au programme se trouve également l’élargissement des routes étroites, l’amélioration d’itinéraires et le volet crucial de la sécurité. L’accélération du rythme des réalisations reste aussi prioritaire et figure donc en tête des travaux portant sur le désenclavement des populations rurales. Parmi les actions prioritaires figure aussi la réhabilitation des routes classées comme étant à faible trafic alors que pour la périodicité des réalisations, le département de tutelle compte lancer des plans d’action triennaux touchant essentiellement les voies expresses, la maintenance ainsi que les aménagements de sécurité. L’une des questions délicates à résoudre est sans aucun doute le système de gestion et de suivi des programmes routiers. Sur ce point, un système de suivi a été développé par la Direction des routes «pour suivre toutes les phases du cycle de vie d’un projet depuis sa planification jusqu’à sa mise en exploitation». Les mesures préconisées pour chaque province restent également sous la loupe du comité de pilotage. Les actions envisagées devront s’effectuer parallèlement à la poursuite de la réalisation du programme d’élimination des points noirs, l’aménagement des pistes cyclables et la réalisation des murs de protection tout au long des sections montagneuses.


Une nécessaire mise  à jour des statistiques

Le réseau de routes nationales est constitué de 15.792 km à fin 2016. Pour avoir plus de visibilité, le comité de pilotage du schéma national des infrastructures routières devra être doté de données actualisées et diffusées au niveau régional. La prorogation du délai d’exécution du schéma sera inopérante sans la résolution des problèmes engendrés par le non paiement des parts des collectivités territoriales dans le financement et un calendrier d’exécution qui est en déphasage avec le déroulement des travaux. La gouvernance des projets s’avère donc cruciale pour le comité de pilotage qui a été institué pour éviter de tomber dans les blocages qui sont à l'origine de l’arrêt des chantiers de plusieurs projets.

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