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L’Association marocaine de l'industrie pharmaceutique (AMIP) monte au créneau pour défendre la fabrication locale de médicaments et profiter de l’élargissement de la couverture médicale.

«Ce n’est pas une journée sur l'industrie pharmaceutique. C’est une journée de travail où nous avons voulu élargir les horizons sur le système de santé dans sa globalité», précise d’emblée Ayman Cheikh Lahlou, président de l'AMIP.   Pour sa troisième édition organisée le 12 avril à Casablanca, les Pharma Days se sont intéressées au thème «des systèmes de santé et indices de développement». Ce regroupement reprend d’une certaine manière le thème choisi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour sa journée mondiale célébrée le 9 avril (cf : lesEco.ma). En élargissant le débat tout en invitant l’OMS à cette journée, l’AMIP insiste pour doubler le budget public de la santé. Une revendication qui ne peut que se traduire par une progression de la commande publique en médicaments.

Cahier de charges de l’OMS
La liste des médicaments remboursables au Maroc est en constante évolution. Elle est passée de 1000 à 4070 médicaments. De facto, la rubrique «médicament» représente 30% des dépenses de l’AMO. 64,5% de ces médicaments sont des génériques. Une part de marché qu'entend défendre l’AMIP. «La robustesse d'un système de santé se traduit par la disponibilité du médicament et une plus grande utilisation des génériques. Ce qui peut préserver le système et lui éviter toute fragilisation», plaide le président de l’AMIP. Ce dernier appelle à une révision à la hausse du budget public de santé. «La convention d'Abuja appelle les États membres à investir 12 à 15% dans la santé. Au Maroc, nous en sommes à 6%. Nous devons avoir pour cible les prochaines années, un taux entre 8 et 10%», espère Cheikh Lahlou. Houcine Mehdi, DG Afrique du Nord et de l’Ouest d’IQVIA, entreprise d’analyse des marchés pharmaceutiques, note que «l'expérience internationale montre que le succès d’un système de santé ne peut se faire qu'à travers un système de santé public fort». Dans le domaine précis du médicament, ceci doit se traduire, selon la représentante de l’OMS au Maroc, par la définition d’une politique du médicament qui se traduit par un cahier de charges en cinq parties. En premier, la sélection des médicaments essentiels et la mise en œuvre du droit à la substitution. En deuxième lieu, l’approvisionnement à travers «une politique d'achat stratégique», «une négociation des prix et des rabais» et des «approvisionnements groupés». En troisième étape, la contractualisation à travers des prestations salariées et l'accréditation du parcours des soins à respecter. En quatrième lieu, la gestion de l’utilisation à travers des traitements standards. En dernière étape, l'OMS insiste sur le monitoring et l'évaluation de ce système. Des recommandations en forme de chantiers à mener par l’ANAM, la direction du médicament, de la pharmacie et leurs partenaires…


Ayman Cheikh Lahlou
 Président de l’AMIP

L’industrie pharmaceutique remplit son rôle, puisque près des 2/3 des besoins sont couverts. La fabrication locale répond aux normes européennes, et à des prix accessibles, mais cette industrie doit être consolidée et soutenue pour continuer son rôle».

Miryem Bigdeli
Représentante de l’OMS au Maroc

Il est nécessaire d'inclure les médicaments dans les services offerts aux bénéficiaires de l’assurance maladie. Il est important de contrôler les coûts liés à ces médicaments, qui peuvent poser un risque important et permettre l’accès tout en évitant les excès» .

Dr.Naoufal EL Malhouf
DG par interim de l’ANAM

L’ANAM travaille pour la mise en œuvre de différents outils de régulation et de maîtrise médicalisée des dépenses à travers l’élaboration du protocole thérapeutique, la promotion du médicament générique et l’engagement à élargir l’accès aux médicaments et vaccins; tout en mettant en place une forte stratégie préventive».


La page de la polémique AMIP-DMP  tournée

En ouverture de ces Pharma Days, l’absence de représentants du ministère de tutelle n’est pas passée inaperçue. Aucun haut responsable n'a fait le déplacement comme lors des années précédentes. «Le ministre ne pouvait répondre à l'invitation en raison de la tenue d'un conseil de gouvernement», explique-t-on à l’AMIP. Cette absence est-elle liée à la polémique qui a éclaté autour des assises suite à la demande formulée par la direction du médicament et de la pharmacie (DMP) de verser 3MDH pour «soutenir» les assises ? «Absolument pas», répond notre source. «Nous avons tourné cette page. Notre premier entretien avec le ministre de tutelle a été excellent et nous sommes confiants quant à l’avenir», rassure-t-on à l’AMIP.

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