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Les estimations de la situation économique du Haut commissariat au plan (HCP) ne sont pas très rassurantes. Selon la note de conjoncture arrêtée au mois d’avril en cours, la croissance économique nationale se serait établie à 2,9%, au premier trimestre cette année, au lieu de +3,8% une année auparavant, pâtissant d’une baisse de 0,5% de la valeur ajoutée agricole.
 
Paradoxalement, l’activité agricole serait «restée relativement dynamique au premier trimestre». Le revirement du régime climatique vers une saison plus humide au cours de l’hiver et au début du printemps, aurait été en effet favorable à l’amélioration des rendements des cultures précoces, malgré une sensible baisse de leurs superficies ensemencées. La pluviométrie des mois de janvier et février, exceptionnellement abondante et favorablement répartie sur l’ensemble des régions agricoles, aurait dépassé celle d’une année normale de 24%, rompant, ainsi, avec une saison automnale sèche.
 
Durant le mois de mars dernier, le cumul pluviométrique mensuel aurait été plus important, culminant à son niveau maximal ces 40 dernières années. C'est ainsi et bien qu'en léger retrait par rapport à l'an dernier, la production végétale serait la troisième plus élevée depuis 2011, grâce notamment aux perspectives favorables de récolte des céréales, maraîchères de saison et rosacés. Celle des agrumes, primeurs et certaines cultures industrielles marquerait, à l’inverse, une inflexion à la baisse, après avoir été particulièrement vigoureuses l'an dernier.
 
La production animale resterait, pour sa part, soutenue, tirée par le raffermissement des activités d’élevage, dans le sillage de l’amélioration des parcours végétaux et la baisse des prix des aliments de bétail.

Hors agriculture, la valeur ajoutée aurait connu une augmentation de 3,2%, tirée par les activités minières et les services marchands. Au deuxième trimestre de cette année, la croissance de la valeur ajoutée non-agricole se poursuivrait au même rythme qu’au trimestre précédent.
 
Contribuant pour près de 1,6% point à la croissance globale du PIB, le secteur tertiaire aurait continué de soutenir l’activité économique, grâce notamment à la bonne orientation du commerce, du transport et des activités touristiques. La valeur ajoutée de l’hébergement et de la restauration se serait, en effet, affermie de 7,7%, en variation annuelle, favorisée par une hausse de 18,3% des recettes de voyages et 9,9% des nuitées touristiques.
 
La valeur ajoutée du secteur secondaire se serait améliorée de 2,8% ce premier trimestre, portée notamment par la hausse de 9,5% de la valeur ajoutée minière, au lieu de +16,8% un trimestre auparavant.
 
Les facteurs qui avaient soutenu le rebond de l’extraction du phosphate brut l'année dernière, seraient restés favorables ce premier trimestre, notamment la poursuite du raffermissement de la demande des industries locales de transformation, dans le sillage du renforcement des importations amèrico-brésiliennes et la faiblesse de l’offre à l’exportation des industries chimiques chinoises.
 
La production du phosphate brut se serait, toutefois, modérée, face à la surabondance qui aurait marqué le marché mondial des fertilisants, avec le relèvement des offres de l’Arabie saoudite et la Russie et l’attentisme des acheteurs en Inde et en Europe. Ainsi, avec une baisse anticipée de 0,2% de la valeur ajoutée agricole, la croissance de l’économie nationale se situerait à +3%, au lieu de +4,2% une année plus tôt.

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