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Salaheddine Mezouar, brigue la présidence de la CGEM. Cette candidature surprise de l’ex-ministre des Affaires étrangères, rebat les cartes des élections de la confédération patronale.

À la CGEM, on ne manque pas l’occasion pour se réjouir de l’intérêt affiché pour la présidence de la Confédération générale des entreprises du Maroc. Trois semaines après le lancement des appels à candidatures, trois candidats se jettent dans l’arène. «La CGEM en six ans a changé de dimension. La confédération est le représentant officiel des employeurs et des entreprises au Maroc. Elle a huit sièges au Parlement. Elle est l’interlocutrice du gouvernement et des syndicats. La CGEM siège dans une cinquantaine d’instances (CNSS, CIMR, ISCAE). Donc, c’est normal que la présidence devienne un enjeu important. D’autant plus que la confédération est un acteur incontournable de la vie de l’entreprise du pays, un acteur crédible et écouté», fait observer un acteur avisé au sein de la CGEM. Aujourd’hui, les trois candidatures qui se profilent veulent, chacune à sa manière, consolider cette assise.

Mezouar, le come-back
Salaheddine Mezouar renoue avec le monde des affaires, après une vie partisane et gouvernementale entre 2004 et 2016, en tant que ministre de l'Industrie, du commerce et de la mise à niveau de l'Économie (2004-2007), puis des Finances (2007-2011) et ensuite des Affaires étrangères (2013-2016). Durant cette même période, il a dirigé le RNI durant six ans (2010-2016). En sa qualité de ministre des Affaires étrangères du Maroc, il a présidé la COP22 en  2017. Si le programme de Mezouar n’est pas encore dévoilé, ce dernier veut mettre à profit cette double expérience patronale et politique. Il a été président de l'Association marocaine des industries du textile et de l'habillement (2002-2004) et président de la fédération sectorielle à la CGEM. Mezouar au profil politique se veut une courroie de transmission entre le monde des affaires et l’univers politique au Maroc et à l’international, notamment en Afrique.

Marrakchi, l’insider
Hakim Marrakchi, DG Maghreb Industries, est un homme clé à la CGEM. Il a été vice-président du patronat entre 2009 à 2012. En tant que président de la Commission CGEM International, il a préparé les positions du patronat sur les différents Accords de libre-échange que négocie le Maroc. Cette expertise se veut être l’ADN d’une éventuelle candidature. «Je suis un industriel marocain confronté à la concurrence internationale. Le projet de notre équipe consistera à développer ce tissu industriel et l’entreprenariat et promouvoir la libération de l’entreprise. Je ne me suis pas encore présenté comme candidat. Pour l’instant, je réfléchis à construire un programme autour de ces fondements pour que l’entreprise soit représenté­e et défendue», affirme-t-il aux Inspirations ÉCO.  Au moment de cet entretien téléphonique, Marrakchi tenait une réunion avec son équipe pour «structurer une future candidature». Tout en temporisant: «nous attendrons le 13 avril pour voir qui va y aller et comment nous allons nous y prendre». Selon nos sources, le colistier de Marrakchi serait Assia Benhida Aiouch, DG du cabinet Optimum Conseil. Sur son éventuel retrait au profit de Mezouar, Marrakchi laisse la porte ouverte à toutes les possibilités : «Je ne peux pas me retirer avant que je ne sois présenté. S’il y a des gens mieux placés pour représenter l’entreprise nous les soutiendrons, s’il n’y en a pas nous irons défendre notre vision».

Kassal, l’outsider
Hammad Kassal était le premier candidat à se lancer dans la course pour la présidence de la GCEM. «Je suis un homme libre, je n'appartiens à aucun réseau, ni clan, ni parti politique. Mon parti est l'entreprise», répète-t-il à l’envi. Kassal a déjà occupé la fonction de vice-président de la CGEM et a été l’ancien président de la Fédération des PME au sein de la CGEM. Son programme se veut axé sur «la compétitivité des entreprises, l'émancipation politique et sur le développement régional du patronat». Kassal entame cette course avec Omar Chaâbi, d’Ynna Holding. 


Agoumi : «Il faut attendre le Conseil d’administration du 16 avril»

À la direction de la CGEM, on préfère ne pas commenter les différentes annonces de candidatures. «Il faut attendre le Conseil d’administration du 16 avril qui valide les candidatures reçues. En attendant, on ne peut rien divulguer», nous déclare Fadel Agoumi, directeur délégué de la CGEM. Le porte-parole de la confédération rappelle la procédure adoptée, lors du CA du 6 février. Les candidatures peuvent être déposées jusqu'au 13 avril. À cette échéance, le Comité de suivi électoral de la CGEM  examinera les dossiers de candidatures et soumettra son appréciation au Conseil d’administration, qui se prononcera alors sur leur validation. La campagne électorale démarre officiellement le 17 avril. Les élections sont prévues le 22 mai lors d’une Assemblée générale ordinaire et élective.

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