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L’Association marocaine de l’industrie pharmaceutique (AMIP)  garde le silence face à la polémique suscitée par les accusations de son ex-directeur à l'encontre du directeur de la Direction du médicament et de la pharmacie (DMP) , au ministère de la Santé.  En 2015, un écrit fait état de réunions de l’AMIP avec le directeur de la DMP et de négociations pour une contribution des laboratoires aux assises du secteur de 3.000.000 DH.

Bizarreries, confusions, accusations… Le secteur de l’industrie pharmaceutique n’en finit pas de faire parler de lui. La dernière sortie de l’ex-directeur de l’Association marocaine de l’industrie pharmaceutique (AMIP) sur une radio locale, dans laquelle il accuse ouvertement de «corruption» l’actuel directeur de la Direction du médicament et de la pharmacie (DMP), au sein du ministère de la Santé, a fait des remous. Cette histoire pourrait avoir des répercussions sans précédent sur le secteur, qui baigne déjà dans un certain flou. Pour rappel, l’ex-directeur de l’AMIP avait déclaré que le directeur de la DMP avait exigé une participation des laboratoires aux Assises de l’industrie pharmaceutique de 2015; accusation que le cadre du ministère de la Santé réfute, criant à la diffamation. L’histoire prend de l'ampleur, et on commence à en parler partout. Mais le plus étonnant est le silence de l’AMIP qui n’a eu aucune réaction officielle, qu'il s'agisse de cautionner les dires de son ex-directeur ou de les réfuter, ce qui ajoute au flou entourant cette histoire. Les Inspirations ÉCO a tenté d’avoir la position de l’association, mais en vain. Cela dit,  le 2 mars , l’AMIP s’est contentée d’envoyer un écrit dans lequel elle rappelle à son ex-directeur que sa mission a pris fin en mai 2016. «Depuis cette date, nous vous avions clairement précisé que vous n’étiez plus mandaté par l’association, ni habilité à intervenir sur le sujets engageant l’AMIP ou ses membres», lit-on dans la lettre (voir illustration).

  

L’AMIP réitère aussi sa demande à l'ex-directeur de ne plus la citer ou de faire référence à elle dans ses diverses interventions. Elle lui demande également de ne plus évoquer sa mission, qui a pris fin en mai 2016. Mais dans cette lettre, l’AMIP ne fait nullement mention aux accusations proférées. Encore une bizarrerie. «Au-delà des accusations et de leur réfutation, la question qui se pose est de savoir si les laboratoires participent aux événements organisés par le ministère de la Santé, auquel cas il s’agirait d’une démarche illégale», note-on auprès de certains observateurs. Pour tenter de répondre à cette question, il faut revenir en 2015, plus précisément au 8 octobre, date de l’envoi d’un écrit de l’AMIP à ses membres, informant ces derniers de la tenue des premières Assises de l’industrie pharmaceutique. Dans cette lettre, il est clairement indiqué que «suite aux différentes réunions tenues entre le directeur de la DMP, les trois associations et l’agence de communication, et après négociations, la participation des trois associations va être de 3.000.000 DH, ce qui nécessite une contribution financière à hauteur de 50.000 DH par laboratoire». Plus loin, on peut lire: «Nous vous prions de bien vouloir nous confirmer par écrit votre accord de participation financière, et ce avant le mardi 13 octobre en raison de l’urgence de l’organisation de cet événement». Comment peut-on expliquer le contenu de cet écrit? Devant le silence de l’AMIP, les interprétations ne manqueront pas. Bien entendu, le nouveau ministre de la Santé est très attendu sur cette histoire. Il devra apporter les éclaircissements nécessaires et éviter à son département une nouvelle crise après le limogeage par le roi d'El Haussaine Louardi. Cette situation -si elle est avérée- nécessitera un recadrage légal et éthique. Celui-ci doit porter sur les relations entre les laboratoires, le ministère de la Santé mais également les médecins, les pharmaciens et même les associations des malades. D’ailleurs, le groupe parlementaire du PJD a récemment proposé un projet de loi allant dans ce sens. Le texte, qui instaure un cadre légal pour les privilèges accordés par les laboratoires pharmaceutiques, stipule «qu’il est interdit aux professionnels de la santé, à leur représentants, aux personnes physiques ou morales assurant une formation fondamentale ou continue aux professionnels de la santé de recevoir des privilèges en argent ou en nature de la part des donateurs (par donateurs, la loi entend les laboratoires pharmaceutiques)». Le projet exige par ailleurs que toute relation entre ces donateurs, qu’elle soit financière ou autre, et les professionnels de la santé, associations, etc. doit être déclarée au Secrétariat général du gouvernement. 

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