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Le gouvernement espagnol joue au pompier auprès de l’Exécutif canarien pour calmer les inquiétudes de l’archipel quant aux dangers des explorations pétrolières menées par le Maroc au large des côtes de Tarfaya.

Le gouvernement de Madrid joue au médiateur dans l’affaire des prospections pétrolières que devraient mener le Maroc au large des côtes de Tarfaya. Lors d’une réunion avec le président du gouvernement de l’archipel canarien, Alfons Dastis, le ministre des affaires étrangères et de la coopération a tenté d’apaiser les craintes du chef de l’Éxécutif canarien. Dastis s’est engagé auprès de son interlocuteur de solliciter au gouvernement marocain «toute l’information, d’une manière transparente». Le diplomate en chef a rappelé à Fernando Clavijo que les explorations seront menées dans les eaux territoriales marocaines. «Un territoire sous souveraineté marocaine», a insisté le membre du gouvernement espagnol. Toutefois, Dastis a promis au gouvernement canarien d’entamer les démarches nécessaires pour obtenir, auprès des autorités marocaines, les données techniques relatives à ce projet qui donnent des sueurs froides aux Canariens. Ceux-ci redoutent un accident durant le forage dans cette zone qui pourrait affecter l’environnement marin et de facto le tourisme de cette région, puissant moteur économique de l’archipel. À cet égard, le diplomate espagnol s’est engagé auprès des autorités canariennes de veiller à ce que le chantier dispose de l’ensemble des garanties en matière de sécurité environnementale. De retour à l’archipel, le haut responsable canarien a fait part de son «clame» suite à cette entrevue à Madrid. «Le ministre nous a transmis de la tranquillité», a-t-il souligné.

Selon les déclarations du haut responsable, les ministres marocain et espagnol des Affaires étrangères se sont entretenus au sujet de ce dossier brûlant. Durant cette prise de contact, le diplomate marocain aurait promis à son homologue espagnol une communication fluide et transparente au sujet des prospections. Le Madrid a sollicité un document officiel à ce propos, lequel sera transmis par la suite au gouvernement canarien. Cependant, les craintes du responsable canarien sont loin d’être totalement dissipées. Le gouvernement canarien n’a toutefois pas abandonné son projet d’élaborer une étude d’impact des prospections menées par le groupe pétrolier italien ENI, au profit du gouvernement marocain. Le chef de l’Exécutif canarien a souligné que ce document sera remis par la suite aux autorités européennes. En guise d’alternatives, le chef de l’Éxécutif canarien a souligné qu’il serait préférable que le Maroc accorde davantage d’intérêt aux énergies propres, au détriment des énergies fossiles.

À cet effet, le président canarien a confié qu’il a transmis à l’Etat central son souhait d’ouvrir un débat en faveur de la promotion des énergies renouvelables, entre Rabat et Madrid, avec la participation de l’archipel canarien. Une proposition applaudie et surtout partagée par le parti politique Podemos. Dans un communiqué, la formation a exhorté le gouvernement central à mettre en place des «formules de coopération bilatérales permettant le développement des énergies renouvelables» sous nos latitudes. De même, la formation menée par Pablo Iglesias a estimé qu’il est urgent d’ouvrir des voies diplomatiques de communication, à travers les institutions de l’État ainsi que celles de l’Union européenne, pour amener le Maroc à abandonner des projets du genre. Podemos a dévoilé son intention de formuler une demande au Parlement espagnol, appelant le chef du gouvernement espagnol à communiquer des informations «fiables et transparentes» sur la situation des explorations marocaines.  

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