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Économie

Dans le monde, de plus en plus de startups s'intéressent aux moyens de connecter les agriculteurs pour améliorer la chaîne de valeur. Les défis du changement climatique et de la sécurité alimentaire poussent les pays à intégrer la dimension des nouvelles technologies pour chercher d'autres leviers de développement agricole.

Comment la digitalisation peut améliorer la productivité et la compétitivité agricole et agroalimentaire? C'est à cette question que les participants à la première édition des Agro IT Days, organisée hier à Rabat par le ministère de l’Agriculture, ont répondu. Sous le thème : «La transformation digitale, levier de développement de l’agriculture et de l’agro-industrie», cette journée d'échanges a porté sur l’introduction des nouvelles technologies dans les maillons de la chaîne de valeur agricole et de l’agro-industrie moderne et leur impact sur l’amélioration des performances économiques et environnementales du secteur. Il s’agit, en fait, de nouvelles tendances technologiques qui sont en train de s’imposer partout dans le monde comme des outils incontournables pour la compétitivité des acteurs dans le domaine agricole.

Mohamed Sadiki, SG du ministère de l'Agriculture, a mis en exergue l'importance que le Plan Maroc vert a accordé à la transformation digitale, depuis son lancement en 2008. «À l'ère du changement climatique, des avancées technologiques sont nécessaires pour produire plus et mieux avec moins de ressources», a expliqué le responsable. En effet, l'agriculture connectée est désormais une réalité incontournable pour assurer la sécurité alimentaire des générations futures. Pour les professionnels comme pour les gouvernements, il est primordial de s'adapter à ces transformations pour rester compétitif. Au Maroc, la modernisation de l'agriculture, en marche depuis neuf ans, a permis de la repositionner dans l'économie nationale avec des technologies de pointe de plus en plus utilisées. Ainsi, le digital touche aujourd'hui au pilotage de la politique agricole comme il facilite la remontée des données au niveau régional. L'idée est de proposer des leviers d'action à même d'accélérer la transition digitale du Maroc principalement dans le domaine agricole. Sébastien Abis, directeur du club Demeter dont le Maroc est membre, affirme qu'il faut désormais produire plus et mieux en plein défi climatique. «Le monde est caractérisé par des transformations connectées avec des ramifications intersectorielles et une imbrication des difficultés», explique cet expert des transformations agricoles.

Dans ce sens, la technologie accélère la modernisation, mais en même temps peut créer des inégalités d'accès aux NTIC. Il y a un milliard d'agricultures sur la planète qui sont confrontées à une équation climatique de plus en plus contraignante. Le smartphone n'a que dix ans d'existence, mais il a révolutionné la société humaine. Donc, l'agriculture doit s'adapter à ce genre de phénomènes d'accélération. Les géants des nouvelles technologies (Google, Facebook Apple et Microsoft) l'ont compris et certains parmi eux sont en train d'investir dans l'alimentation et ses réseaux commerciaux. Abis qui a récemment visité la Silicone Valley, témoigne de cette nouvelle tendance des startups à chercher à connecter les agricultures aux États-Unis pour leur permettre notamment de comparer les prix et partager les expériences. Un homme comme Kimbal Musk, qui n'est autre que le frère du créateur de la voiture électrique Tesla, s'investit aujourd'hui fortement Dans les transformations de l'agriculture et les nouveaux rôles du consommateur. D'aucuns sont allés encore plus loin dans la recherche et le développement en prospectant les possibilités de produire sur la planète. C'est assez troublant en termes de déstabilisation des acquis d'aujourd'hui. Sur un autre registre plus en relation avec la vie de tous les jours, de nouveaux comportements alimentaires imposent une nouvelle manière de concevoir l'agriculture. Les Agrotech et Foodtech sont en train de gagner du terrain. Les fermes verticales et la proximité des produits pour les consommateurs vivant dans les grandes villes entrent ainsi en jeu.

Le développement de l'e-commerce touche aujourd'hui de plus en plus le domaine de l'agroalimentaire et de l'alimentation. Avec des catalogues d'achats en ligne et des réponses pratiques pour un besoin sociétal de s'approvisionner en produits alimentaires sans perte de temps. Grâce aux nouvelles technologies, l'agriculteur et l'agro-industriel peuvent dimensionner leur projet sans avoir besoin d'investir des sommes colossales. Il suffit grâce à la technologie d'adapter les réponses aux besoins. Quant à la situation en Afrique, il faut prendre en compte la dimension démographique, réduire le gaspillage et produire plus. Une révolution est déjà en route en Afrique grâce au numérique et aux nouvelles technologies. L'objectif étant de garantir une sécurité alimentaire sur le continent. Dans ce sens, le développement technologique et humain doivent aller de pair.  


74,3 MMDH investis dans le Plan Maroc vert

Le diagnostic en 2008 de l'agriculture marocaine laissait entrevoir un tableau sombre : faible productivité, faible valeur ajoutée et faible investissement. Le Plan Maroc vert est venu pour rectifier le tir et améliorer l'inclusivité de l'agriculture, à commencer par l'intégration de l'agriculture familiale qui représentait les deux tiers des espaces agricoles. La loi sur l'agrégation est alors entrée en jeu ainsi qu'une approche régionale basée sur 12 plans régionaux et 19 contrats-programmes. En neuf ans, pas moins de 74,3 MMDH ont été investis dans ledit plan, soit un dirham public pour chaque 1,7 DH investi par le privé. La contribution des bailleurs de fonds aura été de l'ordre de 30 MMDH depuis le lancement du plan. Aujourd'hui, bien que l'irrigation ne concerne que 19% de la surface arable, elle représente pourtant 45% de la valeur ajoutée. En somme, près de 540.000 hectares irrigués ont permis d'économiser un milliards de m3 d'eau. 

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