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Économie

Les autorités américaines viennent d’imposer des droits de douane aux importations espagnoles d’olives. Une décision qui pourrait bénéficier à la filière marocaine, selon les professionnels ibériques.

La nouvelle a eu l’effet d’une bombe dans les milieux agricoles espagnols. L’administration américaine a imposé des droits de douane sur les importations d’olives espagnoles. Les services américains ont justifié leur décision par le fait que cette production commercialisée aux Etats-Unis bénéficie des subventions allouées dans le cadre de la Politique agricole commune (PAC). Le verdict est tombé suite à une plainte déposée en juillet dernier par les producteurs californiens. Ceux-ci ont saisi le département du Commerce de leur pays, lequel a ouvert une enquête au sujet de ce dumping espagnol.

La filière espagnole, qui a toujours crié au dumping social marocain, a fini par subir le même sort. De fait, les droits compensateurs et anti-dumping dictés par les autorités compétentes nord-américaines sont considérés comme «injustes» par la filière espagnole. Le même terme est employé par le secteur américain pour dénoncer les subventions reçues par leurs homologues ibériques, afin de pouvoir vendre des olives à des prix compétitifs sur le territoire de l’Oncle Sam. Concrètement, la sur-taxation oscillera entre 2,31% et 7,24%. Il s’agit de l’estimation des subventions calculées par le département du Commerce américain.

La décision n’est pas définitive, et le département américain poursuit ses investigations pour rendre un verdict ferme en avril prochain. Or, les services douaniers américains procéderont sur-le-champ à la collecte des taxes, ce qui rendra ce produit phare de l’agriculture espagnole peu compétitif face à ses concurrents comme le Maroc. De ce fait, la filière espagnole risque gros. Les pertes peuvent s’élever jusqu’à 70 millions d’euros, tandis que 800 emplois sont sur la sellette et, dans la seule région andalouse, 300 entreprises seraient affectées par cette mesure protectionniste.

De même, la filière cache à peine ses appréhensions face à l’émergence d’un nouveau concurrent tel que le royaume. Selon les professionnels du secteur espagnol, l’accord de libre-échange signé entre le Maroc et les États-Unis pourrait être d'un grand secours pour la filière marocaine en vue de se faire une place sur le marché américain. Les exportateurs rappellent que la concurrence nationale est à prendre au sérieux, au vu des 2.000 hectares d’oliviers plantés sous nos cieux ces dernières années, dont une partie dédiée à la production d’olives de table. À son tour, l’Association des exportateurs et industriels d’olives de table (ASEMESA) a considéré que la décision de l’administration de Donald Trump est avantageuse pour les concurrents. Elle a fait une référence particulière au Maroc et à l’Égypte, lesquels pourraient consolider leur position et gagner d’importantes parts de marché. À souligner qu’en 2016, les exportations espagnoles d’olives à l’adresse du marché américain ont totalisé la somme de 70,9 millions de dollars. 

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