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Économie

Après plusieurs années de retard, le Maroc s’apprête à donner le coup d’envoi du nouveau dispositif d’aide à la production cinématographique étrangère. Le ministre de la Culture vient de signer l’arrêté fixant les modalités d’application de ce nouveau mécanisme de soutien.

Le compte à rebours a commencé pour le nouveau système d’aide publique à la production cinématographique. Le projet de décret avait fait l’objet d’un décret, lequel a été approuvé par le ministère de la Culture en juillet dernier mais l’arrêté fixant les modalités d’application de ce nouveau dispositif vient d’être signé par le ministre de tutelle, Mohamed Laâraj. «L’arrêté sera publié dans les prochains jours», a révélé Sarim Fassi Fihri, directeur du Centre cinématographique marocain (CCM) lors d’une récente conférence-débat sur le secteur du cinéma à Ouarzazate. D’un point de vue économique et social, c’est une véritable opportunité qui s’ouvre avec le déploiement de ce mécanisme de soutien longtemps revendiqué par les professionnels. Concrètement, l’État s’engage à rembourser 20% des dépenses fiscalisées des sociétés de productions étrangères (les dépenses en cash étant exclues). En termes d’impact, les promoteurs de cette mesure tablent sur une hausse significative des productions cinématographiques avec un objectif frôlant 1 milliard d’investissements par an. «Nous avons toujours rêvé de 15%, maintenant nous sommes à 20%. Nous ne pouvons que nous en réjouir», se félicite Noureddine Sail, l’ancien patron de 2M et du CCM et actuel président de la Commission du film de Ouarzazate.

Hollywood d’Afrique, un rêve marocain
À travers ce dispositif incentive, le Maroc veut clairement capter une part de ce marché pour lequel les pays se livrent à une compétition acharnée. Aux États-Unis, pas moins de 46 États accordent des incitations de ce genre à la production cinématographique. Les concurrents directs du Maroc sont l’Île Maurice et l’Afrique du Sud en Afrique ainsi que les Émirats arabes unis s’agissant de la région MENA. Ainsi, le nouveau dispositif permet au Maroc de s’aligner sur ses concurrents. Mais au-delà de cet effort étatique venant de l’Administration centrale, le patron du CCM invite à réfléchir sur un soutien supplémentaire pour améliorer davantage l’attractivité du marché marocain. «Nous pouvons imaginer une compétition dans ce sens entre les différentes régions. En Espagne par exemple, les Îles Canaries fournissent une aide supplémentaire de 13% s’ajoutant au soutien mobilisé par l’État», illustre Sarim Fassi Fihri. Une chose est sûre, quel que soit le niveau attendu de cette compétition inter-régionale, ce sera difficile de rivaliser avec l’offre cinématographique de la destination de Ouarzazate.

La ville regorge d’énormes potentialités et de ressources, tant naturelles qu’humaines. Le nouveau modèle juteux d’incentives que le Maroc s’apprête à mettre en place sera de nature à redynamiser l’activité dans les studios de la perle du désert. «Nous sommes passés par des moments difficiles. Pour compenser la baisse de fréquence des tournages, il a fallu rechercher de nouvelles sources de revenus (team building, etc). Mais nous y croyons toujours et nous tenons à participer aux différentes manifestations internationales», reconnaît Kenza Alj, DG de Sanam Holding, propriétaire des Studios Atlas. D’après les derniers chiffres communiqués par le CCM, jusqu’à fin octobre dernier, la ville de Ouarzazate a pu accueillir 76% des productions étrangères tournées au Maroc en 2017, soit un montant d’investissement de 330 MDH, dont 55% sous forme de longs métrages. Avec l’introduction du principe de remboursement de 20% des dépenses engagées par les productions étrangères, on peut espérer atteindre les records des années 2000 (1,2 MMDH en 2008). «Il va falloir plus de conviction et de volontarisme. Soyons exigeants et évitons la facilité. Le Maroc est un vivier de compétences et de techniciens. Quand un producteur arrive au Maroc, il sait qu’il aura l’embarras du choix. Un grand film américain engage 450 techniciens dont 100 de Ouarzazate», soutient Sail. En rappelant le fait que des pays comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso se sont inspirés du modèle marocain de l’avance sur recettes, l’ancien directeur du CCM appelle à faire jouer la solidarité africaine si l’on veut vraiment faire de Ouarzazate le futur Hollywood d’Afrique. 

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