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12-12-2017 09:10

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La relance de la destination Ouarzazate sera au cœur d’une journée d’étude prévue samedi 4 novembre à l’initiative du conseil communal. Une forte délégation gouvernementale composée de trois ministres (Tourisme, Équipement & transport, Culture) est attendue  et devrait apporter les réponses aux nombreuses interrogations de la population, notamment la lenteur d’exécution des projets structurants pour la ville: le tunnel de Tichka, les liaisons aériennes, la restauration des kasbahs, etc.

Le rendez-vous est très attendu par la population de Ouarzazate. Le chef de gouvernement Saâd-Eddine El Othmani a déjà visité, début octobre dernier, le fief de la région Drâa-Tafilalet, Errachidia, en compagnie de huit ministre et six secrétaires d’État. Mais cette fois-ci, la rencontre avec les ministres sera axée sur les problèmes spécifiques de Ouarzazate. La ville aux mille kasbahs vit au rythme du tourisme et des productions cinématographiques.

Le tunnel se fait attendre
Le désenclavement figure en tête des priorités de la région. Les échanges lors de la journée d’étude porteront naturellement sur l’épineuse problématique de la connectivité à la fois terrestre et aérienne. L’occasion de relancer le débat sur le fameux projet de tunnel de Tichka reliant Marrakech à Ouarzazate. Ce projet, dont on parle depuis les années 90, traîne toujours et a encore du mal à trouver un appui politique et surtout un soutien budgétaire financier de la part des gouvernements successifs. Les habitants ne comptent plus, d’ailleurs, le nombre d’études faites à ce sujet. En réponse à une question à la Chambre des conseillers, le ministre de l’Équipement, Abdelkader Amara, avait récemment estimé à environ 12 MMDH le coût de ce tunnel, soit 2 MMDH de plus que le montant annoncé par le gouvernement au lendemain de l’accident tragique du mois de septembre 2012 causant 24 morts. Un collectif d’acteurs locaux avait à cette même époque présenté une étude estimant de son côté à seulement 5 MMDH le coût dudit tunnel, en se référant à un benchmark de tunnels à dimension comparable en Europe, appuyés par une étude de McKinsey mandatée par la région Souss-Massa-Drâa. Par ailleurs, le département de l’Équipement est également attendu sur la question de la lourdeur des travaux de renforcement du route desservant la ville via le col de Tichka, réputée être la plus dangereuse au Maroc.

Des projets touristiques en stand-by
De son côté, Mohamed Sajid sera interpellé à Ouarzazate en tant que ministre en charge du Transport aérien. La fréquence des liaisons aériennes, aussi bien nationales qu’internationales, est jugée en deçà des espérances des opérateurs touristiques. Le département du Transport aérien est appelé à diversifier les partenariats avec les autres acteurs concernés (région, commune, transporteurs) en vue de renforcer les lignes aériennes desservant la destination. Le ministre Sajid ainsi que la secrétaire d’État en charge du tourisme, Lamia Boutaleb, devront trouver des solutions susceptibles de relever la capacité d’hébergement. Les élus et les acteurs du tourisme ne manqueront pas de soulever le problème des investissements gelés, notamment le mégaprojet Mansour Lac City, annoncé en grande pompe en 2007, qui devait mobiliser un investissement de 5,5 MMDH sur une surface de 374 ha.

Cinéma: ça tourne... pas rond !
La réhabilitation des kasbahs de la ville est aussi un sujet qui fâche. Le seul projet retenu jusqu’ici suite à un accord signé en 2010, du temps de Yassir Znagui (alors ministre du Tourisme) dans le cadre de la Vision 2020 du tourisme -celui de Kasbah Aït Abbou- a toujours du mal à prendre forme. Le retard d’exécution, explique-t-on du côté de la société en charge du projet, la Société marocaine de valorisation des ksour et kasbahs (SMVK), est dû à un problème d’ordre foncier. Pour rappel, la valorisation de Kasbah Aït Abbou dont l’ouverture était prévue en 2016, a fait l’objet d’une convention signée fin juillet 2013, aux côtés de deux autres kasbahs, en l’occurrence Dar Al Hiba à Zagora et Ouled Abdelhalim à Errachidia. S’agissant enfin du cinéma, la stratégie tracée à l’horizon 2016 pour le développement de l’industrie touristique à Ouarzazate n’a pas produit les résultats escomptés, le vœu non exaucé d’installer le concept de «one stop shop» -à l’instar de Warner Bros Studios à Hollywood et de Dreamworld Film City à Cape Town- pour ne citer que lui. Résultat, Ouarzazate est loin d’être le leader en termes d’accueil de tournages cinématographiques en Afrique. La stratégie présentée lors de la visite du roi à Ouarzazate le 28 décembre 2007 s’était engagée à faire passer le nombre de films tournés de 11 en 2005 à 38 en 2016. Dix ans après, la ville n’a pas même pas atteint la moitié de cet objectif. Le bilan de l’année 2016 fait état de seulement 16 films.

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