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Des ressources pour le climat sont disponibles, l’accès au financement requiert une bonne connaissance des procédures, mais aussi des capacités humaines et techniques pour être en mesure de développer des projets bancables.

Si des possibilités de financement existent au niveau international pour la coopération décentralisée, encore faut-il que les collectivités territoriales, en particulier celles des pays en développement y aient accès. Et c’est cette question d’accès aux fonds climatiques, notamment leur alignement qui a suscité l’intérêt des dirigeants locaux et régionaux lors de la seconde édition du Climate Chance, à Agadir, puisqu’elle requière une bonne connaissance des procédures, mais aussi des capacités humaines et techniques pour être en mesure de développer des projets bancables auprès de ces fonds. «Les collectivités territoriales ne disposent pas de capacités techniques, d’où la nécessité de lancer des fonds préparatoires pour la mise en œuvre des projets bancables et économiquement viables», explique Anne Odic, responsable de la division Collectivités locales et développement urbain au sein de l’Agence française de développement (AFD). C’est pourquoi, il faut renforcer les capacités des institutions locales et territoriales afin de préparer des projets finançables, surtout en ce qui concerne le transport et l’habitat dans les pays du sud.

À partir de ce moment, l’accès au financement peut être possible (à travers des dossiers solides) puisqu’une multitude de fonds climatiques, qu’ils soient dans le cadre de la CCNUCC, bilatéraux et multilatéraux, sont disponibles. À la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de Copenhague en 2009, et l’issue de la COP 21, les pays industrialisés se sont fixés l'objectif de mobiliser 100 milliards de dollars par an d'ici à 2020 pour soutenir les activités d'atténuation et d'adaptation dans les pays en développement. Cependant, l’aide des bailleurs de fonds ne sera pas suffisante puisqu’on estime les besoins financiers pour lutter contre le dérèglement climatique à environ 93.000 milliards d’ici 2030, soit près de 6.000 milliards de dollars par an.  


Brahim Hafidi
Président de la Région Souss-Massa

Les inspirations ÉCO : En tant que collectivité territoriale, avez-vous accès au financement climat ?
Brahim Hafidi : Je pense qu'il est très tôt pour parler d’accès au financement, surtout pour les pays du sud. C’est pour cela que l’on organise toutes ces rencontres afin d’atteindre cet objectif. Premièrement, la seconde édition du climat chance a pour but d’organiser les acteurs non-étatiques autour des questions d’accès aux négociations, puis d’accès au financement climatique. Aujourd’hui, les collectivités territoriales rencontrent toujours des contraintes, surtout celles qui sont touchées par les effets du changement climatique. Toutefois, les collectivités territoriales demandent toujours cet accès afin de développer durablement leurs régions.

Un accord avec les élus africains a été signé. Quels serait son apport ?
L’accord a pour objectif de constituer une coalition afin d’organiser un mini-climat chance africain en vue de coordonner les efforts des collectivités territoriales au sujet de la question du financement. Au-delà des 100 milliards de dollars programmé annuellement par la COP 21, à l’horizon 2020, il y a d’autres financements immédiats, notamment le fonds d’adaptation et le fonds vert. Toutefois, il n’y a pas assez de projets, car pour les préparer, les collectivités territoriales ont besoin de compétences humaines. À cet égard, une des priorités est d’appuyer les collectivités à disposer des compétences afin de préparer des projets bancables.

Qu’en est-il de la déclaration des élus locaux et régionaux d’Afrique ?
À travers cette déclaration, les élus affirment leur engagement à lutter contre le dérèglement climatique et de prendre les mesures d’adaptation nécessaires. Nous nous engageons aussi à rejoindre la Convention mondiale des maires pour le climat et l’énergie, ainsi que les initiatives RegionsAdapt et Under2Coalition, qui visent à mettre en œuvre une vision à long-terme, en matière d’accès à l’énergie, de réduction des émissions de gaz à effet de serre, d’actions d’adaptation au dérèglement climatique et d’adoption de solutions bas-carbone en plus des contributions déterminées au niveau national (NDCs) qui devraient se concrétiser au niveau des villes et des territoires.

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